Adieu chiens, cigales, raki…
Publié le 4 Août 2013
Dernière petite nuit due à la chaleur. Dernier petit déjeuner médiocre et devenu semblable à tous les autres. Dernier coup d’œil à l’hôtel, à la piscine. Le regard se porte désormais sur Héraklion et son aéroport.
7h30, les valises sont fermées. Nous sommes dehors à attendre le car en compagnie de cet animateur qui avait le fâcheux don de m’énerver. Aujourd’hui il me fait rire. Le départ change la vision des choses. Il recommence à rire trop fort. En fait non ; il m’énerve toujours autant.
Adieu paysages magnifiques, eau transparente et chaleur ambiante proche des 40°C ! Et bonjour l’attente pour l’enregistrement des bagages…
Je retiendrai un détail pratique si je dois un jour revenir en Crète ou dans une île grecque : la notion de ponctualité est – totalement – différente. Je passe l’histoire des bus locaux qui peuvent arriver un quart d’heure avant ou après l’heure annoncée. Là je parle uniquement des avions. Ici, ce sont les pilotes qui semblent décider l’heure du départ et même la destination. Aux passagers de s’adapter – normal, je dirais.
Notre avion était censé décoller à 10h30, faire une halte à Lyon et arriver vers 13h35 à Nantes – ce qui me semblait déjà tout à fait improbable. Une fois dans l’enceinte de l’aéroport, tous les passagers de notre vol ont découvert que le départ serait finalement à 11h. Au moment d’enregistrer les valises et une fois le vol affiché sur le panneau, les choses avaient encore changé : l’avion décolle bien à 11h mais il passera d’abord par Nantes – le billet de la dame devant indiquait le contraire.
Le résultat de cette histoire est que nous avons décollé à 10h35 et sommes arrivés 3 heures plus tard. Ah, ces Crétois… D’ailleurs, à l’aller nous avions trois quarts d’heure d’avance – et oui, il faut croire que c’est possible.
Le retour sur la terre française fut quelque peu brutal sur le coup. À la sortie de l’avion, ce sont de gros nuages gris et un vent fort qui m’ont accueillie. Malgré le petit pincement au cœur en souvenir de ce beau voyage, j’étais heureuse de retrouver ma ville. Retrouver les routes normales où l’on peut rouler à 110km/h – mais pas sur la bande d’arrêt d’urgence-, le suspense de savoir si je vais avoir froid en robe, le plaisir de comprendre tout ce que disent les gens qui m’entourent, le réconfort des bras d’une maman, l’odeur typique de mon appartement et l’enthousiasme et le sourire des ami(e)s qui veulent tout savoir.
Home sweet home.