Dans les hauteurs moscovites
Publié le 30 Juillet 2017
Il est déjà onze heures passées lorsque l'on parvient enfin à sortir de notre antre. Nous prenons alors la direction du centre de design moscovite ArtPlay où se trouve mon café végantarien préféré de la capitale. Quand nous arrivons sur le territoire de cette ancienne usine réhabilitée, "tous les hipsters dorment encore" comme aime le dire Marat, mon camarade russe par excellence.
Nous sommes d'ailleurs les premiers clients du café dont je scrute le tableau à la recherche de ma nouvelle proie. Un smoothie dans une main et un plateau chargé de bonnes choses dans l'autre, nous grimpons jusque sur la terrasse pour profiter de la vue.
Quand nous quittons finalement ce petit coin de paradis, je suis tout simplement bonne à rouler tant j'ai bien mangé et bu. Mon acolyte a, lui, repris des forces depuis la veille et fait preuve d'un entrain absolument fabuleux.
Je ne suis personnellement pas mécontente de me vautrer allègrement sur un fauteuil du tramway pour - tenter de - faciliter la digestion. Trente minutes et des dizaines de bâtiments soviétiques plus tard, nous arrivons à destination. Sans doute l'un de mes endroits préférés en terme d'architecture et de panorama.
L'Université MGU, car c'est d'elle qui s'agit, est à mes yeux la plus impressionnantes des "sept soeurs staliniennes" de notre capitale. Et cela ne semble pas déplaire à Louis qui consacrera une heure de son temps à la photographier sous toutes les angles.
Dernière escale de notre long et incroyable périple, nous voici rendus au pied de la Cathédrale Saint-Sauveur et ses sublimes coupoles dorées. Malgré mes nombreuses venues au compteur - et le fait que malgré ses apparences, l'édifice n'ait que 20 ans - je ne peux m'empêcher de rester chaque fois bouche-bée face à cet imposant chef-d'oeuvre.
Tranquillement, et tandis que le soleil décline à l'horizon, nous revenons chez moi pour notre dernière soirée moscovite ensemble.
Allez, pour fêter ça - en plus de mes 25 balais qui arrivent à grands pas - mousseux pour tout le monde ! Et sur la terrasse, s'il vous plaît.
Nous sommes dimanche, il est 23 heures et je n'ai aucune envie de rentrer et de me coucher. Car demain, lorsque j'ouvrirai les yeux, il sera déjà trop tard. Et tout sera bel et bien fini.




















