Prochaï Moskva
Publié le 31 Juillet 2017
Cinq heures et demi du matin, et une envie de me cacher sous les draps pour ne plus en ressortir. Jamais.
Et pourtant. Voilà que je m'extirpe de mon lit et tente de trouver ne serait-ce qu'une once de motivation - en vain - pour me bouger, plus vite. Louis a, lui, le museau dans son sac, au sein duquel il semble peiner à tout faire entrer.
Et puis, tout s'enchaîne. Le métro, ses énormes passagers et ses employés, la gare Aeroexpress de Belorusskaya, son train en direction de l'aéroport Sheremetyevo, sa dernière accolade, ce regard qui veut tout dire et nous épargne des mots douloureux, ce sourire triste à travers la vitre du wagon, mes grimaces pour camoufler ma peine, et finalement des larmes qui coulent sans retenue aucune lorsque le train disparaît dans un virage au loin.
Et le début de la fin.

