Cité médiévale + sel = Guérande

Publié le 11 Août 2013

Place de l'église, Guérande

Place de l'église, Guérande

Dans notre découverte des environs de Pornichet, nous voici arrivés à Guérande, reconnue pour la richesse de son patrimoine. À peine descendus de voiture, s’impose à nous la majestueuse cité médiévale qui fait toute la réputation de la ville.

Nous entrons par la porte Saint-Michel – la plus connue – et je trouve soudain toute la magie des petites villes de Bretagne qui me rappellent mon enfance. Au premier abord, ces petites rues en pierre, bondées, me font penser à celles de Vannes, dans le Morbihan. J’y retrouve tout le charme que j’aime tant : des pavés, des boutiques et des cafés qui se succèdent au fur et à mesure que l’on avance, une ambiance chaleureuse, le sourire des touristes – et des commerçants qui font leur saison – et ce beau soleil qui nous fait l’honneur d’être là.

Nous observons chaque boutique, je salive devant ces kouign-amanns encore tout chauds et la sauce au caramel au beurre salé servi dans un cornet, je repère une affiche vintage qui ferait l’affaire dans mon salon, je note la joie que dégagent les visiteurs qui nous entourent, je profite, tout simplement. Nous arrivons sur la place de l’église que nous visitons également. J’avoue être un peu sceptique après avoir vu celle de Strasbourg – non, je n’ai pas pris la grosse tête. À la sortie, la pierre au centre de la place attire mon regard. Je découvre avec surprise que c’est une fontaine qui se cache à l’intérieur, attirant tous les enfants – je ne suis plus enfant, que cela soit bien clair.

La balade se poursuit et nous bifurquons dans toutes les petites rues qui s’offrent à nous. Je suis séduite par les maisons en roche claire, les jeux en bois trouvés dans une boutique – je veux l’épée et le bouclier – et le livre d’Elmer, ce doux sentiment d’être en vacances.

Au détour d’une rue, nous tombons sur les remparts. Oui. Non. Hésitation. Tarif étudiant oblige, c’est parti. Payer 3€ pour faire 800m aller-retour sur les remparts – sachant qu’ils en font 1300 – et visiter un musée sur les marais salants : check ! Je lis le dépliant à voix haute, histoire de nous instruire un peu sur l’histoire de la vie. La construction de la cité médiévale a commencé au 15ème siècle et blablabla.

La vue sur le paysage aurait été encore plus sympathique si elle n’avait pas donné uniquement sur la rue… Et quelle déception en arrivant devant la barrière en plein milieu du rempart ! L’idée de contacter le maire pour réclamer la libre visite – et complète – nous a tout de même effleuré l’esprit. Mais passons.

Vient la visite du musée des marais salants. J’ai préféré : les costumes d’antan, les coiffes des dames qui diffèrent selon la commune, la reconstitution d’une chambre de paludier avec les meubles en bois rouge. J’ai moins aimé : le manque d’attrait de l’exposition et le côté – parfois – ennuyeux des musées en général.

Marcher, lire les panneaux et prendre des photos, ça fatigue : alors direction le bar sur la petite place derrière l’église. Nous sommes accueillis par un couple jouant de la musique bretonne – et donc de la cornemuse. C’est sur cet air bien local que nous prenons un gouter digne d’un enfant rentrant de l’école : diabolo grenadine et crêpe au Nutella® !

Bien mangé, bien bu et la peau du ventre bien tendue, nous allons nous asseoir en plein milieu de la place de l’église pour écouter un groupe français venu jouer – et vendre des CDs. Je me laisse entrainée par la musique, la tête posée sur son épaule et observe les gens qui m’entourent. Après un quart d’heure, nous réalisons que seuls les enfants s’élancent devant le public pour acheter un CD. Les parents envoient leur rejeton chercher le bien convoité contre 10 ou 12€ - certains ont triché, je les ai vu – tandis qu’ils restent confortablement cachés dans la foule. Malins, les parents ! Le temps passe, la musique continue et les chansons s’enchainent.

Finalement, tous les sens auront été conquis avec cette nouvelle visite. Et c’est avec un sac à main chargé d’un kilo de gros sel – de Guérande – que nous quittons la cité médiévale. Un dernier regard vers la porte Saint-Michel et nous voilà partis.

Rempart de la cité médiévale de Guérande

Rempart de la cité médiévale de Guérande

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Pornichet & Cie

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