Océarium, 250 000 visiteurs … et nous

Publié le 13 Août 2013

Des poissons, des poissons et... des poissons

Des poissons, des poissons et... des poissons

Savez-vous combien de temps il faut à une couche pour totalement se décomposer ? Connaissez-vous vraiment la différence entre un pingouin et un manchot ? Avez-vous déjà vu un animal marin ressemblant étrangement à un tank militaire ? Ou des dizaines de homards gros comme du plancton ?
Si la réponse est non à toutes ces questions, il serait peut-être temps d’aller visiter l’Océarium du Croisic.

Sceptique que je suis – et peu motivée au départ, je l’avoue – je m’attendais à quelque chose de très scolaire. Je me suis finalement prise au jeu dès le début, tout aussi passionnée que la ribambelle d’enfants qui nous entouraient – mais bien moins turbulente que le terrible Sacha, semeur de troubles.

La visite débute sur un genre d’atelier d’observation qui rappelle – et je ne sais pourquoi ils ont fait ça ainsi – un laboratoire de chimiste. On peut voir des bébés homards qui dansent dans un tourbillon d’eau, d’autres plus grands et tout bleus, des petites raies et de nombreux autres poissons et crustacés que l’on retrouve fréquemment dans nos assiettes d’humains que nous sommes. Un peu plus loin sur la droite, le majestueux, l’impressionnant – et le dégoutant – poulpe ! Belle performance de collage de ventouses sur la vitre pour épater petits et grands. J’ai toujours été fascinée par cette bête là, moi qui ai peur du moindre poisson dans l’eau – mais de l’autre côté de l’aquarium, c’est pas pareil. Malgré ce côté peu ragoutant, je demeure admirative de la souplesse et de la précision des multiples gestes de ses tentacules. Admirative, je le fus un peu moins lorsque ce dernier a littéralement écrasé sa tête molle sur la vitre devant laquelle je me trouvais. Temps de changer de bassin.

À 17h, impossible de rater le repas des manchots. Tels deux grands enfants perdus au milieu de la foule et heureux d’être là, nous prenons place autour du bassin de sorte de pouvoir les observer aisément. Comment ne pas succomber au charme de ces cousins des pingouins ne sachant pas voler ? « Oh you pretty things… » comme dirait Bowie, votre démarche et vos petits sauts ne sauront me laisser de marbre. La dame au micro – dont le son a bien fait souffrir mes oreilles – nous expliquait que les manchots étaient des animaux très fidèles. Lors de la saison des amours, le mâle choisit un petit galet qu’il va offrir à sa dulcinée – pourquoi s’endetter pour acheter une bague ? Si celle-ci accepte le présent, les voilà mari et femme, pour le meilleur et pour le pire. J’admire cependant l’équité et le soutien qui règne dans les couples manchots. Une fois l’œuf pondu, ils se relaient souvent pour couver et se nourrir ; il faut savoir qu’un manchot peut s’abstenir de manger plusieurs jours pour le bien du petit. Un dévouement que tous les animaux ne connaissent pas. Même après la naissance, les parents nourrissent leur petit avec du poisson qu’ils régurgitent – merci maman de m’avoir épargné cela.

J’ai également fait une découverte. Je savais qu’avait de devenir blanc et noir comme tous les représentants de l’espèce, le petit manchot était d’abord tout gris. Ce que j’ai appris, c’est qu’il atteint sa taille adulte en l’espace de seulement 3 mois – rapide l’animal.

La visite se poursuit avec des poissons plus fous et incroyables les uns que les autres. Certains étonnent par leurs couleurs, d’autres par leur étrangeté qui en devient presque dérangeante – je fais référence à cet invertébré à carapace qu’il nous a été donné d’observer. Mais ce qui prend chaque visiteur, c’est l’atmosphère ambiante de découverte et de magie qui règne. Différents milieux se succèdent de sorte que l’on est transporté par les courants de l’Océarium.

En me laissant guider par la curiosité et un comportement digne de l’enfance, j’ai admiré chacune des espèces – parfois en collant mon visage à la vitre pour les voir d’encore plus près. J’en suis ressortie avec le sourire et l’envie de continuer ces visites culturelles et animalières. Prochaine étape : Planète Sauvage !

Publié dans #Pornichet & Cie

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