Le samedi, c'est parc de l'Orangerie !
Publié le 7 Septembre 2013
Strasbourg, son micro-climat et ses bonnes surprises. Météo France prévoyait une journée orageuse, pluvieuse, fraîche. Et nous avons eu ? Soleil, ciel bleu et chaleur - bravo pour les prévisions. Enfin, cessons de nous plaindre.
Après la visite du centre - encore - pour mon père et un déjeuner dans un endroit chaleureux où les plats sont faits maison - tout comme j'aime - nous prenons la route pour le parc de l'Orangerie. En tramway ? En bus ? Même pas ! Pas de fainéants chez-nous, tout se fait à pied - pauvre papa, ses jambes en souffrent encore. Le gros avantage que présente néanmoins la ville est qu'il est très facile de tout faire en marchant ; c'est plat, c'est beau, c'est Strasbourg. Et tant que le charme opérera, mes jambes me porteront. Enfin, je l'espère.
Nous voilà donc sur le chemin, ou plus précisément sur l'Allée de la Robertsau. Un des plus grands boulevards de Strasbourg - du moins, pour que j'en ai vu - où se succèdent tous les consulats possibles et inimaginables : il faut visualiser l'Espagne voisine de la Roumanie et de l'Irlande sur seulement une centaine de mètres. Le tout dans des bâtiments d'une architecture éblouissante - sans même parler de leur surface. L'allée, ombragée grâce aux platanes qui dominent les deux côtés de la route, est de façon surprenante très calme. Je n'irai pas jusqu'à parler d'une balade de santé en pleine campagne, mais la quiétude qui y règne est définitivement agréable.
Parc de l'Orangerie, Strasbourg
Soudain au loin, j'aperçois les drapeaux du Conseil de l'Europe. Le parc ne doit plus être très loin. En effet, sur la droite se tient l'entrée modeste de l'Orangerie. Pour l'anecdote, le parc tient son nom de la collection d'orangers plantée en 1735 en hommage à l'impératrice Joséphine. Les arbres ont disparu lors d'un incendie en 1968 mais la promenade demeure et arbore à présent de magnifiques parterres de fleurs.
Situé à deux pas des institutions européennes, il est décrit comme un havre de paix de 26 hectares - je tiens une nouvelle fois à remercier mon guide. Pique-nique, halte romantique au Temple d'amour, balade dans le zoo et dans la ferme ou réception de mariage, chacun y trouve son compte. Pour ma part, ce sera lecture sur un banc au soleil au bord du lac, dominé par un jet d'eau majestueux - et papa qui fait la sieste.
Au détour d'un sentier, je remarque une petite cabane en bois. Non loin de là, un homme posté à côté de son vélo est en train de lire. Je m'approche - curieuse que je suis - et constate avec émerveillement qu'il est écrit "Livres en liberté". Je connaissais déjà le concept : on prend un livre, une fois fini on le dépose quelque part dans la ville en attendant qu'une autre personne le lise et le remette quelque part, etc... Le but étant de faire circuler de nombreux livres et de démocratiser la lecture.
Sur ces quelques étagères donc, s'entassent peut-être une centaine de livres destinés à parcourir la ville à travers des mains et sous les yeux des plus parfaits inconnus. La magie du hasard et de la lecture. Après une petite hésitation, j'opte pour "Les années-sandwiches" de Serge Lentz, pioché au milieu de ses multiples congénères.
Je comprends désormais pourquoi le parc de l'Orangerie est classé "incontournable" par les guides, l'office de tourisme ou les Strasbourgeois eux-mêmes. Tout en restant - relativement - près du centre-ville, il est donné à tous de s'évader dans la nature le temps d'une journée ou de quelques heures. Je ne suis pas adepte de la balade dominicale de base, mais ce petit coin de verdure est sur le point de me faire changer d'avis. Il n'y a que les imbéciles qui ne le feraient pas. N'est-ce pas... ?