L'Orangerie, lieu de tous les possibles

Publié le 8 Juin 2014

Mon vélo, les chiens, le parc.
Mon vélo, les chiens, le parc.

Mon vélo, les chiens, le parc.

L'Orangerie, c'est quoi ? Le plus beau parc de Strasbourg, dans le quartier de la Robertsau et des institutions européennes. C'est également le lieu de balade pour les amateurs de footing, pour les enfants super-actifs, pour les addicts au soleil et pour les touristes. Mais l'Orangerie, c'est tellement d'autres choses encore !

Le vendredi, c'est Orangerie ! Et qui dit Orangerie dit se faire interviewer par une journaliste de BFM TV. "Je réalise un reportage sur le passionnant thème du beau temps". Toi, j'aime ton ironie. Au détour de la conversation, elle dévoile être une ancienne du CUEJ (école de journalisme de Strasbourg) et s'être spécialisée dans la télévision. Elle explique que BFM n'est qu'une passade et qu'elle espère évoluer au plus vite. Je suis rassurée.

Ou bien dit voir une femme de type asiatique marcher de la façon la moins naturelle au monde : droite comme un "i", ses pieds effectuant des mouvements développés de la pointe jusqu'au talon et dont le rythme est proche de celui de l'escargot rencontré le jours d'un concours. Ou encore dit les rendez-vous des hommes en slip du vendredi. En arrivant, j'aurais cru au club des nudistes (et je remercie mes yeux de ne pas avoir pu faire une mise au point plus claire sur cette partie floue). Enfin, je me dois de citer les démonstrations artistiques hautes en couleur des canards, cygnes, cigognes et autres animaux volants sur le lac. Tant au niveau visuel qu'au niveau sonore, ces gars sont clairement des pros.

Et le dimanche, c'est accrobranche ! À l'Orangerie. Aussi. Il n'est que 9 heures. La température atteint déjà les 26°C et pas un chat en vue dans les environs. C'était sans compter le car d'Allemands qui débarque et se positionne disons, juste à mes pieds. Imaginez le tableau : un parc quasi vide, une jeune fille qui cherche la tranquillité et des dizaines d'Européens d'outre Rhin qui parlent fort et s'extasient devant la facade arrière du Pavillon Joséphine. Ce genre de chose, ça n'arrive qu'à l'Orangerie.

Ils partent enfin. J'entends à nouveau le doux "cui-cui" de mes amis les volatiles et me plonge dans ma passionnante lecture : Poutine, l'itinéraire secret de Vladimir Fédérovski. J'ai retenu pour vous, chers lecteurs, un passage des plus amusants et malheureusement des plus réalistes.

Je ris.
Je ris.

Je ris.

Après avoir bien ri, trois bonnes femmes débarquent avec leurs chiens et m'empêchent de poursuivre ma lecture. Je me retrouve obligée d'écouter leur conversation qui, ma foi, atteint des sommets pour un dimanche matin : "Depuis que je lui donne des croquettes stérilisées, ma petite chérie fait beaucoup plus souvent caca". Je suis bien contente de le savoir. Cette interruption hautement intellectuelle ne me fait pourtant pas perdre le fil et mes yeux retrouvent rapidement les bons mots de notre camarade russe.

Et pour ne rien gâcher au plaisir, je terminerai cet article sur la citation qui suit. Bonne méditation.

"Celui qui ne regrette pas l'URSS n'a pas de coeur ; celui qui souhaite son retour n'a pas de tête "

Vladimir Vladimirovitch Poutine

D'après ma voisine au fort accent alsacien, c'est la situation de Strasbourg dans une cuvette qui explique les pics de chaleur. Un grand merci.

D'après ma voisine au fort accent alsacien, c'est la situation de Strasbourg dans une cuvette qui explique les pics de chaleur. Un grand merci.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Strasbourg

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