Un dimanche pittoresque

Publié le 18 Mai 2014

Dimanche 19 mai. Strasbourg. 10h30. Le soleil se fait sentir à travers les panneaux de bois du volet. La journée s'annonce radieuse.

12h30, tous en selle ! Les pieds sur les pédales, le pique nique dans le panier, nous voilà partis à la découverte du Nord-est de Strasbourg, le quartier de la Robertsau.

Quelques coups de pédales et de guidon plus tard, et alors que nous venons de passer les institutions européennes, je me trompe de chemin. Une première fois. Nous rebroussons chemin sous mes excuses et reprenons la route. À droite, le port autonome de Strasbourg, à gauche, des usines. En haut, un ciel bleu sans nuage et en face, des kilomètres de route (presque) sans voiture. Tandis que je profite du paysage, je commence à douter de ce nouvel itinéraire. Tom regarde sur la carte (comme quoi, quoi qu'on en dise, le smartphone a du bon) : la prochaine route sur la gauche. D'accord. Sauf qu'il n'y en a pas. L'aiguille sur ma montre tourne et les chances de trouver le lieu convoité s'amenuisent sous un soleil de plomb.

Soudain, une route. À droite. Mais également une à gauche. Nous sommes sauvés ! Des arbres à perte de vue, ce doit être ici. J'aperçois un panneau, je me rapproche et que je comprends que nous sommes... dans la forêt de la Robertsau. Hum. Un nouveau coup d'oeil sur la carte et nous enfourchons à nouveau les Vélhop.

Fôret de la Robertsau
Fôret de la Robertsau

Fôret de la Robertsau

Je peine à croire qu'en si peu de kilomètres on puisse ainsi se croire à la campagne ! Une interminable route à l'ombre des arbres nous attend. Je suis heureuse. Mais j'ai faim. Heureusement, le Jardin de Pourtalès nous ouvre ses portes. Une allée bordée d'arbres nous accueille et je retrouve au loin le Château vu sur les photos de mon guide.

Presque 9 mois que je parle de venir ici. Il m'en aura fallu du temps ! Mais le (sacré) détour en vaut la peine. Nous repérons un endroit tranquille sans personne et installons le pique nique. Zut. Une famille ne tarde pas à arriver et je crains que le ballon ne m'arrive dans la figure si je ferme les yeux.

Mais rien ne saurait perturber ce moment. Ou ces trois heures devrais-je. Allongés sur la nappe (tant pis pour les pieds), je savoure cet instant où je ne fais rien. Absolument rien.

Jardin et Château de Pourtalès, quartier de la Robertsau, Strasbourg
Jardin et Château de Pourtalès, quartier de la Robertsau, Strasbourg
Jardin et Château de Pourtalès, quartier de la Robertsau, Strasbourg
Jardin et Château de Pourtalès, quartier de la Robertsau, Strasbourg

Jardin et Château de Pourtalès, quartier de la Robertsau, Strasbourg

Si le retour en selle semble insurmontable, la suite du trajet retour donne lieu à plusieurs courses. Je confirme encore une fois : Strasbourg est une ville à vélos et on aurait tort de s'en privé.

Les jambes en compote, nous ne ferons pas long feu ce soir. Mais cette journée m'aura réservé une bien belle dernière surprise. Les premiers coups de soleil de l'année !

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Strasbourg

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