Pas de lait, mais de la musique

Publié le 20 Mars 2014

Si je vous dis "la Laiterie", vous pensez à quoi ? À la vache dans son pré, à l'agriculteur qui lui presse le pis pour en extraire ce fameux breuvage, à la brique de lait qui accompagne le paquet de CocoPops le matin ? Ou encore les grands noms de l'industrie laitière comme Lactel, Candia ou Régilait ? Et bien vous avez tout faux. Pour tous les Strasbourgeois et Strasbourgeoises, "la Laiterie" est une salle de concert très connue (le Stéréolux est son équivalent à Nantes).

Mais avant de vous en parler, je voulais m'assurer de connaître un minimum. Bon certes, je me suis limitée à la petite salle, plus communément appelée "Club" pour son intimité. Mais laissez moi vous expliquer.

La première expérience de la Laiterie était en compagnie de Tom. Le chanteur en question ? David Lemaitre. Qu'est ce qu'un bolivien vivant à Berlin fait avec un nom pareil ? L'immigration, chers lecteurs, l'immigration. Ce monsieur a cependant fait l'effort de nom dire quelques mots en français et a (quand même !) réussi à placer l'expression "Il ne faut pas pousser mémé dans les orties" entre deux morceaux. Un génie. Pour ce qui était de la musique, le résultat en live était excellent. Entre chaque chanson, il changeait de guitare ou bien l'accordait différemment, laissant un certain de temps pour converser avec le public. Et puis, être à à peine deux mètres du chanteurs et pouvoir gratouiller le pied du violoncelliste, c'est rarement possible !

Je pense cependant que le mieux est de laisser vos oreilles découvrir (les paroles valent le détour) :

Après cette fabuleuse découverte, j'ai choisi deux autres concerts (un peu au hasard). Parce qu'à 5,50€ la place, j'ai bien l'intention d'en profiter. Nous sommes vendredi 14 mars, il est 20h15 et nous arrivons au "Club" de la Laiterie. Après avoir retrouvé quelques camarades de classe, nous nous installons au premier rang. La première partie s'appelle "Sarah W Papsun" et débarquent sur la scène 6 garçons d'une trentaine d'années. À peine la musique commencée, les voilà parti à sauter dans tous les sens ou sur place (il y en a pour tous les goûts). Je suis entrainée par leur rythme et en me retournant, je constate que je ne suis pas la seule dans la salle.

Alors que nous reprenons notre souffle et reposons nos jambes endolories, voilà qu'arrive Prince Miiaou (j'insiste bien sur les deux "i"). Une jeune femme toute frêle et toute maigre mais qui a une force dingue. Je suis charmée.

Jeudi 20 mars : la date me dite quelque chose... Mais j'ai concert ce soir ! Toujours la même salle, mais cette fois nous sommes deux. Même place, je commence à prendre mes habitudes. Sauf que cette fois, la première partie ne m'envoie pas du rêve. Les 4 frères et soeurs du groupe "Elements 4" sont jeunes certes, mais ils ont surtout invité tous leurs ami(e)s (lycéens) dans la salle. Je ne suis pas très fan des "Spéciale dédicace à tous mes amis dans la salle !" ou des "J'en profite pour souhaiter un joyeux anniversaires à Jean-Jacques présent ce soir !". J'ai sérieusement l'impression d'être en trop dans leur salle de concert privé. Et la musique n'enchante pas non plus mes oreilles (bon j'exagère, il y avait des morceaux sympas). C'est un genre de "The Cure" un peu plus électro et revu à leur sauce. Un petit extrait pour vous faire une idée...

(Non. Je ne suis décidément pas fan)

Allez, j'ai gardé un des meilleurs pour la fin ! Le groupe s'appelle "Saint Michel" et est français (on aurait pu s'en douter avec un nom pareil). 3 jeunes hommes sur scène, la batterie sous mes yeux pour mon plus grand bonheur et la voix du chanteur qui vous envoute. Mais mieux qu'une description, voici leur musique :

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Strasbourg

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