L'incontournable cathédrale
Publié le 8 Septembre 2013
En vacances sur Strasbourg ou juste de passage ? La visite de la cathédrale Notre-Dame est un incontournable, tout le monde le dit. La deuxième plus haute cathédrale de France peut se targuer d'attirer pas moins de quatre millions de visiteurs chaque année. Celle qui domine la ville - de par sa hauteur comme de par sa réputation - est un atout majeur de la ville de Strasbourg et un détour touristique obligatoire.
4 siècles de campagnes de construction / reconstruction : c'est le temps qu'il a fallu à la belle pour devenir si majestueuse. 4 siècles pendant lesquels elle a subit de nombreux événements. Incendies, bombes américaines ou encore obus prussiens. Cependant, elle demeure et s'impose au fil des années.
La légende raconte qu'elle repose sur des pilotis de chêne, enfoncés dans un lac souterrain sur lequel passe une barque sans passeur ; mais on peut cependant entendre le bruit des rames. L'entrée de ce souterrain se situerait dans la cave d'une maison en face de la cathédrale, mais elle aurait été murée il y a plusieurs siècles. Sans doute encore une histoire pour effrayer les enfants... Même pas peur !
Enfin. Je pense que je ne me lasserai jamais de sa beauté, de sa grandeur. Chaque fois je reste pleine d'admiration face à sa rosace de 12 mètres de diamètre et son portail central. Chaque fois je regarde le haut de son clocher - et chaque fois j'ai mal au cou.
Mais c'est pour décrire l'intérieur que les mots me manquent. L'immense nef, dont les murs sont décorés de vitraux colorés, nous guide jusqu'à l'autel - remarque, il est difficile de se perdre. Sur la gauche, l'orgue surplombe les bancs et leurs fidèles. La couleur rouge, surprenante au premier abord, souligne son architecture dorée et originale.
Une fois arrivée à l'autel, je me retourne et contemple la rosace et la nef d'un nouvel angle - et pas des moindres. Chaque point de vue offre un détail de la cathédrale qui n'en manque pas. Mais les regards sont vite attirés par l'attroupement de touristes un peu plus loin. À seulement un mètre ou deux d'écart, deux chefs-d'oeuvre se font concurrence. Le pilier des Anges d'un côté. De l'autre, la plus célèbre horloge astronomique d'Europe devant laquelle s'amassent ceux qui tentent de décrypter son fonctionnement.
Un dernier coup d'oeil à cet ensemble unique et nous sortons. Vilnius et Tallinn m'avait quelque peu lassé des églises et cathédrales, mais Notre-Dame m'y redonne goût.
Finalement, qu'on ne se le cache pas. Si à 50 ans on a toujours pas vu la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, on a raté sa vie.