L'Unistra en 6 leçons
Publié le 11 Septembre 2013
La vie universitaire - et plus particulièrement celle de Strasbourg - est une vraie jungle dans laquelle il est très facile de se perdre. Quelques leçons pour ne pas perdre pieds à seulement quelques jours de la rentrée :
1. Ne jamais se fier uniquement à la brochure de rentrée. Les intitulés, les formations et autres programmes scolaires sont mis en valeur, étoffés voire tronqués. Non, chaque cours n'aura pas lieu toutes les semaines ; la majorité n'a lieu qu'une semaine sur deux, le choix de l'option libre est largement limité et certains cours n'existent pas - encore, soyons optimistes.
2. Être patient. La première semaine n'est pas tant une rentrée pédagogique qu'administrative. Il faut être prêt à faire la queue des heures durant devant de multiples secrétariat et s'adapter à leurs horaires - de fonctionnaires - (9h-11h30 et 14h-16h30).
3. Ne pas être très exigent quant à la quantité / qualité des cours. Le prof peut avoir une demi-heure de retard ou nous lâcher 20 minutes avant la fin, le cours ne peut avoir lieu que 3 fois dans le semestre. Les groupes ne sont pas encore établis pour certaines matières ; autrement dit, il nous faut venir sans être sur de pouvoir assister au cours.
4. Ne pas se considérer comme étudiant à part entière. Pour de nombreux étudiants - et moi la première - l'inscription administrative n'a pas encore eu lieu. Donc pas de carte étudiant. Donc pas d'accès aux cours, exercices ou autres plateformes de l'université. Donc pas de déjeuner au RU. Donc pas de tarifs préférentiels dans les cinémas, musées et autres lieux culturels.
5. Être motivé pour venir en cours. Quand l'emploi du temps n'offre qu'une quinzaine d'heures de cours hebdomadaire - et je compte large - il faut aller la chercher la motivation pour s'y présenter : deux heures perdues par-ci, par-là, un cours dont la probabilité d'avoir lieu est faible, ceux des semaines paires seulement. Et j'en passe et des meilleures.
6. Fuir l'université de Strasbourg. La ville est réputée pour sa beauté, l'administration universitaire pour son manque d'organisation. Je l'aurai découvert à mes dépends, tant pis. Mais autant dire qu'il va falloir s'accrocher. Allez, courage !