La vengeance des cigales
Publié le 7 Septembre 2013
Avant de se coucher et de s'endormir - très rapidement - mon père m'a fait part de son impression : "On se croirait à New-York". Non, pas pour la taille des bâtiments ni pour l'architecture. Pas non plus pour la langue anglaise très répandue dans la ville. Ni les très - très, très - nombreux fast-food. Alors pour quoi ? Pour le bruit.
L'avantage d'avoir un appartement dans le centre-ville est juste que l'on est dans le centre-ville. Autrement dit : tous les déplacements peuvent s'effectuer à pied ou à vélo, je peux faire mes courses dans la supérette en bas de chez-moi sans avoir mal au dos - et ça, ça n'a pas de prix - je peux dire et haut et fort que "Je suis à la Cathédrale en 5 minutes", j'ai un arrêt de bus et de tram au carrefour en bas de mon immeuble.
Mais revenons-en sur cet arrêt de tram. Qui dit transport, dit rail. Qui dit rail, dit bruit. Et qui dit tramway dit "DING". Cette - horrible - sonnette qu'il fait tinter avant chaque départ. Certes, dans la journée cela ne pose aucun problème, tout le monde est dans l'activité - moi la première. Mais de 5h30 à 0h30, les passages sont fréquents. Très fréquents. Et mon ouïe ne reste pas sensible à ce charmant tintement.
Enfin, ce n'est pas tout - et heureusement sinon, je n'aurais pas écrit. Au beau milieu de la nuit se sont enchainés divers événements qui m'ont - longtemps - tenue éveillée. Et pour cause : un groupe d'hommes étrangers, installé sans doute au pied de mon immeuble, s'est mis à débattre bruyamment, j'ai entendu une course-poursuite digne d'un film romantique - à la noix - entre une fille qui criait sans cesse "Dégage, mais dégage !" et une garçon qui lui répondait "Reviens, mais reviens !", et pour clore le spectacle le bruit d'un pétard dans une rue voisine.
Une animation nocturne digne de ce nom ! - je ne suis pas au bout de mes surprises.
Si la Crète m'a envoyé des cigales, Strasbourg m'envoie des hommes.