C’est chez moi que ça se passe

Publié le 29 Septembre 2013

Bar le Korrigan, rue de la Lanterne

Bar le Korrigan, rue de la Lanterne

Une crémaillère. Soirée que l’on organise pour fêter l’arrivée dans un nouvel appartement. Fête adulée des étudiants. Une occasion rêvée pour inviter des gens et faire découvrir son chez-soi. C’est désormais chose faite.

J’éprouve toujours un malin plaisir à préparer une soirée. Que ce soit par le ménage – maman m’a appris à donner une bonne impression – par la cuisine – une grande assiette de petits cookies faits-maison pour le bonheur des papilles – ou encore par la musique avec une bonne playlist pour swinguer. Après avoir préparé l’appartement je passe devant un miroir et je me dis qu’il serait peut-être bien que je retourne dans la salle de bain.

Il est 19h, me voilà fin prête. La première invitée arrive. Je suis aux anges, la soirée commence. Les hôtes arrivent les uns après les autres et mon salon – ça reste un 30m2 – est rapidement bondé. Les discussions se mélangent, les verres se remplissent et l’assiette de cookie se vide – très, très vite – sur un fond de musique que j’aime. Je découvre que l’Italienne assise près du radiateur est fan de Bastille tout comme moi. Et c’est parti pour 10 minutes d’extase en écoutant nos chansons préférées – de vraies filles, quoi.

Il commence à se faire tard, mais les voisins n’ont toujours pas donné signe de vie. La troupe se lève, range, met ses chaussures, finit son verre et hop – bah oui, on est à Strasbourg – tout le monde en bas. Cette fois c’est le Mexicain de la soirée qui nous guide à travers les rues éclairées par les réverbères. Même à minuit les rues grouillent encore de fêtards, de couples dinant en terrasse, d’amis discutant devant une bière. Et nous voilà arrivés au Korrigan. Un nom de pub irlandais dont la salle se trouve au sous-sol et passant de la musique aussi hétéroclite que notre troupe.

La particularité de ce bar est qu’ils font ce qu’on appelle une happy hour entre 22h et 1h du matin – ça me fait penser que notre professeure d’anglais veut que l’on prépare des informations sur le binge drinking… Vu l’état de certaines personnes dans le bar, nous sommes dans le thème !

Verre fini. La piste de danse nous attend ! Cependant, leur programmation est quelque peu déroutante. Passer des Beatles à Rihanna en l’espace de 2 secondes, c’est disons très particulier. À la demande – largement poussée – d’un d’entre nous, le son de Alabama Song envahit soudain la salle.

Une heure plus tard – et comme souvent – la musique disco fait son grand retour : Patrick Hernandez, Claude François, Village People, tout y passe et nous ne manquons aucune danse ! Ça change de la salsa…

Un regard à mon portable. Oh. Il est tard. Ou tôt, tout dépend de comment on voit les choses. Les bises sont finies à cette heure. Un au revoir général et les petits groupes se séparent pour rentrer. Mon amie slovaque finira la nuit chez moi.

Strasbourg n’a définitivement rien à envier aux villes voisines ou lointaines. À moins que ce ne soit les gens qui fassent tout… Je méditerai là-dessus une prochaine fois. Bonne nuit les ami(e)s !

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Strasbourg

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