Toute l’histoire de l’hôtel de ville

Publié le 14 Septembre 2013

Façade l'Hôtel de Ville, 9 rue Brulée, Strasbourg

Façade l'Hôtel de Ville, 9 rue Brulée, Strasbourg

Le patrimoine culturel de Strasbourg est visible à chaque coin de rue, grâce à ses bâtiments, ponts et sculptures. En cet après midi particulièrement pluvieux, je décide de m’intéresser de plus près à l’hôtel de ville, dont une façade donne sur la place Broglie – je connais désormais Strasbourg comme ma poche. Ou presque.

L’hôtel de ville construit en 1731 et 1736 est de style régent. Notre guide tchèque – l’accent est délicieusement agréable à écouter – nous explique que le bâtiment, bien que public, est fermé par un mur et une porte à cause de son histoire. En effet, à l’époque de sa construction, il appartenait à la famille princière de Hesse-Darmstadt – une famille de chasseur d’après les nombreux trophées exposés sur la façade.

À la révolution, la famille fuit en Allemagne, la propriété devient publique et est ouverte sur l’actuelle place Broglie. De nos jours, l’hôtel de ville accueille réceptions ainsi que délégués politiques et diplomatiques – un hôtel de ville, quoi.

Le plus impressionnant reste de mon point de vue l’intérieur : se succèdent une série de chambres, d’antichambres et de garde-robes d’une beauté sans nom. Après la révolution, toutes les pièces furent utilisées comme greniers à grain – comme les églises en Lituanie sous l’occupation soviétique – ou comme manufactures. Ce n’est que quelques années plus tard que le caractère esthétique du bâtiment fut réellement reconnu. Les pièces retrouvèrent alors l’aspect que je j’observe maintenant.

Je ne peux qu’être admirative face à ces fauteuils – qui avaient l’air si confortables – ces lustres, ces peintures et ces tapisseries. J’envie Monsieur le Maire et son bureau donnant sur la cour ! Ce dernier nous a d’ailleurs fait l’honneur de sa présence pendant le concert de harpe – merci à ma voisine de m’avoir dit que cet homme en costume là-bas, était le maire de la ville de Strasbourg.


À la sortie, j’aperçois une mariée, tout de blanc vêtue – et sa demoiselle d’honneur qui peine à tenir la traîne. Quel est cet adage, déjà ? « Mariage pluvieux, mariage heureux » ? À moins que ce ne soit « Mariage plus vieux, mariage heureux ». Dans ce cas, la partie n’est pas encore gagnée pour eux…

Chambre principale, Hôtel de Ville de Strasbourg

Chambre principale, Hôtel de Ville de Strasbourg

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Strasbourg

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