Marathon des musées au Palais Rohan
Publié le 15 Septembre 2013
Le Palais Rohan et ses deux façades
8 heures tapantes. Ni une, ni deux, je saute du lit - enfin, pas si facilement. Repue et prête à partir, j'attrape mon appareil photo, mon guide et je file. Le ciel est gris - encore, toujours - mais il y a déjà du monde dans les rues. Il est 10h et je me dirige vers le Palais Rohan. 5 minutes - à pied - plus tard, j'y suis déjà - le bonheur d'habiter dans le centre. Je découvre la façade qui donne sur la Place du Château. Une pause s'impose.
Après avoir récupéré divers et nombreux dépliants, descriptifs et autres papiers, me voilà partie pour le marathon des musées qu'abrite désormais le Palais Rohan. Je commence par le Musée des Beaux Arts, puis le Musée Archéologique et enfin le Musée des Arts décoratifs.
J'ai aimé : le fait qu'il n'y avait personne à mon arrivée, la diversité des toiles ainsi que l'explication de certaines d'entre elles, la beauté flagrante de certaines oeuvres, l'extase ressentie face à une peinture surréaliste - je pouvais deviner le velouté d'une peau douce - la maquette de la cité romaine qui deviendra par la suite la ville de Strasbourg, traverser couloirs et salles remplis d'objets datant de 600 000 ans avant JC, les impressionnantes et majestueuses salles du Musée des Arts décoratifs avec leurs lustres, leurs tapisseries et leur mobilier, cette impression de se perdre dans des siècles d'histoire et de culture.
J'ai - beaucoup - moins aimé : la présence de surveillants dans toutes les salles de chaque musée et l'impression d'être suivie, le fait de ne pas pouvoir retourner sur mes pas "parce qu'il y a une trop grande affluence aujourd'hui" - Madame, nous ne sommes pas plus de 10 dans le musée - la trop grande multitude d'objets archéologiques posés dans des vitrines, la foule en sortant, et la pluie, forcément.
Au final, non mécontente de mon parcours, je sens la saturation des musées monter peu à peu - tout comme pour les églises à un moment donné. 3 musées tous les jours, ça use, ça use...
L'intérieur du Musée des Arts décoratifs
La véritable peinture doit appeler son spectateur et le spectateur, surpris, doit aller à elle, comme pour entrer en conversation.