De Réval à Tallinn

Publié le 21 Août 2013

Église du Saint-Esprit, Tallinn

Église du Saint-Esprit, Tallinn

Passer la nuit dans le car fut une première pour moi ; et je ne suis pas prête de l'oublier - encore moins parce que je recommence dès demain. Malgré le ronflement du voisin de derrière, les trois arrêts du car - dont un particulièrement bruyant vers 2h40 à Riga - le siège juste un peu incliné vers l'arrière et les nombreuses douleurs dans les jambes, j'a tout de même bien dû dormir 5 à 6 heures. Un records à battre !

Dans les environs de 7h, nous arrivons à la gare routière de Tallinn, la capitale de l'Estonie située dans le golfe de Finlande. Les yeux encore embués par le sommeil, je récupère la valise et me dirige vers la route qui me semble la plus propice de nous mener vers le centre ville. Un coup d'oeil à la carte, et nous voilà, déambulant tels des zombies dans les rues calmes et froides.

Tatari, 1. Rue trouvée, valise montée à l'auberge de jeunesse mais l'enregistrement devra attendre. Le petit déjeuner devient une évidence ; mais tout ne l'est pas autant. Il nous aura fallu bien 15 ou 20 minutes pour trouvé le - fichu - McDonalds du coin.

Le ventre plein de pancakes et la soif étanchée au café, je suis enfin bien décidée à visiter cette ville dont je foule les pavés depuis deux heures.

Me voilà donc sur la Place de l'Hôtel de Ville. Je contemple tous les bâtiments et les artisans qui s'installent sur le marché. Je cherche sur le plan, les églises et les rues correspondantes. Je savoure la beauté de l'architecture et la vivacité des couleurs tout autour de moi.

Vue du clocher de l'église Saint-Olaf, Tallinn

Vue du clocher de l'église Saint-Olaf, Tallinn

Toute la matinée s'est concentré dans ce qu'on appelle - enfin surtout les Tallinnois et Tallinnoises - la Ville Basse de Tallinn. L'on y retrouve la tour de la Grosse Marguerite qui abrite le Musée de la Mer, l'ancien monastère dominicain, des musées divers de variés, et j'en passe et des meilleurs. Je note cependant deux coups de coeur.

Le premier fut l'église Saint-Olaf. Au premier abord, on aperçoit dès le début de la vielle ville sont clocher, réputé pour être un des plus hauts de Tallinn. Mais la déception est grande lorsque l'on pénètre dans son antre : de multiples micros, écrans et vidéo-projecteurs répartis dans l'église afin de permettre à tous de voir et d'entendre les événements religieux - ai-je supposé. L'autel et l'orgue demeurent cependant d'une beauté sans nom.

Mais la partie la plus intéressante se trouve à une centaine de mètres au-dessus, dans le clocher de l'église que l'on peut découvrir. L'ascension est particulièrement laborieuse, mais le détour en vaut vraiment la peine. La ville n'a plus aucun secret pour qui la voit de si haut. Je tente de donner un nom à toutes les kiriks - églises en estonien - que j'aperçois, j'admire la Ville Haute ainsi que la mer Baltique qui s'étend à perte de vue. À l'origine, ce clocher culminait à 159 mètres d'altitude ; mais la foudre aura raison du pauvre qui maintenant ne fait que - tout est relatif - 123 mètres.

La seconde découverte concentre toutes les choses apprises lors de la visite du Musée de l'Histoire de Tallinn. Au 10ème siècle, Tallinn se résumait à un port et un marché ; son nom d'origine étant Réval. Au 13ème siècle, les Danois débarquent et bâtissent les fortifications de Toompea - la Ville Haute de Tallinn. S'en suivent des années d'occupation : l'Allemagne, le Danemark, la Suède et la Russie bien sûr. Au total, l'Estonie aura été indépendante seulement une vingtaine d'année avant le 20 août 1991.

De Réval à Tallinn

J'ai été marquée par la citation selon laquelle, la ville de Tallinn ne sera jamais entièrement construite. Une ville pleine de ressources et recelant de surprises.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Lietuva

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Malgré la fatigue du voyage, cela me donne vraiment envie de découvrir les pays Baltes. .. pas très attractifs de réputation. <br /> Merci pour ces cartes postales inédites.
Répondre