Sweet Vilnius et son histoire
Publié le 23 Août 2013
Le retour sur la belle ville de Vilnius fut quelque peu chaotique - comme je pouvais m'y attendre. Une nouvelle nuit dans le car, cette fois moins paisible. L'estonienne assise devant, bavarde comme pas deux,a fait des aller-retours entre l'allée - où elle a tenté de dormir - et son siège rabattu vers moi. A suivi l'arrêt à Riga vers 2h40 et l'agitation passagère.
6h45. Arrivée sur Vilnius. Réveil douloureux et yeux endormis. Route à pied vers l'appartement, tel un zombie. À peine ai-je dis "bonjour" que je retourne me coucher, exténuée. 9h30. Nouveau réveil. Nouvelle journée qui commence.
La matinée se fait en altitude. Nous montons jusqu'à la colline du Château de Gediminas - l'ascension sur les pavés est un vrai calvaire… Mais la vue panoramique qu'offre le site vaut la peine infligée à mes pauvres jambes. Tout en reprenant mon souffle, je contemple la ville d'un point de vue que je connaissais pas encore - il m'est toujours impossible de mettre un nom sur tous les clochers que j'aperçois.
Tant pis, je passe côté musée - très épuré le musée. Je contemple armes, armures d'autrefois et les nombreux boulets de canon répartis dans chacune des vitrines. Au prochain étage, je découvre - avec stupeur - une statue informe. Heureusement, la légende m'indique qu'il s'agit d'un loup de fer - pourtant on dirait un ours.
Pour la petite histoire, le grand duc Gediminas, assoupi après une partie de chasse exténuante, est réveillé par une illumination. Un loup de fer lui conseille dans un souffle de bâtir une forteresse sur cette même colline. Ce qu'il fit. Et c'est ainsi que - selon cette légende - est née la ville de Vilnius au bord de la Neris.
La visite se poursuit sur la Voie Balte. Je ne comprends pas comment un tel événement a pu ne jamais être évoqué en cours d'histoire - que ce soit sur la Guerre Froide ou la chute de l'URSS.
Les trois pays Baltes - Estonie, Lettonie et Lituanie - furent les premiers pays à réclamer leur indépendance, au grand dam de nos amis soviétiques. Et c'est ainsi que pour affirmer leur volonté commune, ils créèrent la Voie Balte.
Le 23 août 1989 - nous avons bien choisi notre jour - les 650 kilomètres qui séparent la tour de Gediminas à Vilnius de la tour Hermann à Tallinn furent reliés par une véritable chaîne humaine. Environ 1,5 million de citoyens se sont répartis sur les routes - en se donnant la main - tandis que d'autres formaient des branches connexes, faute de place. L'avion qui fut chargé de survoler la voie, confirma ainsi son existence.
Des centaines de kilomètres pour les habitants, un grand pas pour l'indépendance des Pays Baltes.
Vues du haut de la tour de Gediminas, Vilnius
Situation de la colline au château, Vilnius

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