Pèlerinage culinaire

Publié le 12 Août 2014

Au risque de paraître prétentieuse et orgueilleuse, je m'aventure à prétendre que Zagreb n'est pas aussi grande que je l'avais imaginée (Mila, habituée à Moscou, avait même évoqué le terme "village" mais je n'oserais pas aller jusque là). Alors suivant les recommandations de mon précieux guide, je me décide à découvrir les alentours de la capitale. J'opte pour Samobor, une "très jolie petite ville" à 15km au nord-ouest de Zagreb.

Pour vous y rendre : depuis la place Josipa Jeličića, prendre le tram n°2, 6 ou 11 jusqu’à Črnomerec, le terminus. Rejoindre la gare routière sur la droite, puis le quai n°1. Attendre le bus 150. Attendre. Attendre. Lorsqu’il arrive, préparer 24 kuna (et non 10 comme je l’ai fait) et acheter un ticket. Regarder le paysage montagneux pendant 35 minutes. Vous y êtes !

Je vous présente la magnifique gare routière
Je vous présente la magnifique gare routière

Je vous présente la magnifique gare routière

Oui, vous arrivez dans une autre gare routière. Oui, la seule chose visible autour est un voire même deux centres commerciaux.

Et dans ce cas-là on fait quoi ? On prendre son courage à deux pieds et on se lance dans ce qu’on pense être la bonne direction.

Il faut croire que je suis chanceuse : au bout d’une dizaine de minutes sous un soleil de feu j’aperçois un clocher. Mais pour le moment, pas de quoi s’extasier.
Mon fidèle guide m’aurait-il menti ?

Pèlerinage culinaire
Pèlerinage culinaire

Mais non. Il faut juste savoir faire preuve de patience et de force dans les gambettes (autrement dit deux choses dont je manque cruellement à cet instant).

Le village de Samobor s’avère être une très charmante bourgade bien calme où les touristes n’existent pas.

Pèlerinage culinaire
Pèlerinage culinaire
Pèlerinage culinaire
Pèlerinage culinaire

Je m’aventure dans les ruelles, dans les hauteurs, découvre un beau panorama puis redescends par un escalier trouvé par hasard.

Me voilà de nouveau sur la place centrale qui avait attiré mes yeux (curieux) à mon arrivée. Je cherche le café le plus chaleureux et prend place dans un à l’écart et surtout, à l’ombre.

Pèlerinage culinaire
Pèlerinage culinaire

Je pense, chers lecteurs, que ma gourmandise et mon intérêt pour les spécialités locales ne sont pour vous plus un secret. Alors laissez-moi vous présenter la kremšica : un gâteau principalement à base de crème, à l’aspect quelque peu gélatineux (mais pas de quoi me faire peur) et de couleur rose pâle.

Copieux, mais délicieux ! Et peu couteux. À 12 kuna la part (soit 1,6€), c’est un coup à ne plus flotter sur l’eau à la fin de l’été.

Je finis mon chapitre ainsi que mon verre d’eau (pour faire passer le tout) et dis au revoir (ou devrais-je dire doviđenja) à Samobor.

Une fois dans le bus, et ne me souvenant pas du nom « Črnomerec » (on m’excusera cet affront), je demande « Zagreb » au chauffeur qui m’adresse un regard attendri et amusé en me tendant mon ticket.

Je passe le trajet du retour à dormir, émergeant à chaque arrêt brusque et en me demandant dans quel endroit je peux bien me trouver.
Lorsque j’ouvre les yeux et aperçois Crnomachintruc, je me lève. Je mets un pied à terre. Puis un deuxième. J’émerge et regarde autour de moi, perdue.

L’apprentie baroudeuse a perdu ses repères.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Hrvatska

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