Et Zagreb fut

Publié le 13 Août 2014

Avertissement. À tous ceux qui seraient las et fatigués des longs articles, de ma plume amateur et de mon addiction à la nourriture, je conseille vivement de regarder uniquement les photos de celui qui suit.

Funiculaire, pour les fainéants

Funiculaire, pour les fainéants

Réveillée 8h, partie à 9. Je m’attaque aujourd’hui à la ville haute, partie historique de Zagreb. Allez, une petite leçon d’histoire pour les plus courageux. À l’origine, la ville a été fondée sur une colline près des montagnes pour assurer une meilleure protection (rien de bien novateur jusque là). Elle était alors divisée en deux parties distinctes, Gradec et Kaptol, qui finirent par unir leurs forces contre les invasions ennemies.

Zagreb s’est ensuite développé dans la Donji Grad (ville basse) avant de s’imposer comme la capitale du pays.

Suivez-moi de près, il ne faudrait pas vous perdre.

Belle brochette : Église Sainte-Catherine, Église Saint-Marc, palais présidentiel et Parlement croate
Belle brochette : Église Sainte-Catherine, Église Saint-Marc, palais présidentiel et Parlement croate
Belle brochette : Église Sainte-Catherine, Église Saint-Marc, palais présidentiel et Parlement croate
Belle brochette : Église Sainte-Catherine, Église Saint-Marc, palais présidentiel et Parlement croate

Belle brochette : Église Sainte-Catherine, Église Saint-Marc, palais présidentiel et Parlement croate

Me voilà donc en train de gravir les marches jusqu’à Gradec. Encore une fois, ça ne se bouscule pas dans les rues. Tant mieux. Car les cars de touristes ne vont pas tarder à se pointer et lorsqu’ils affluent, c’est la pagaille, le charme est rompu.

Guide en main, je me repère dans les rues et observe attentivement l’église Sainte-Catherine, l’église Saint-Marc entourée du palais présidentiel et du Parlement croate, les différents musées de la ville. Je vais et viens, j’erre même parfois. Rien ne presse, mise à part mon envie de toujours en voir plus.

Vue de la ville haute sur la ville basse
Vue de la ville haute sur la ville basse
Vue de la ville haute sur la ville basse

Vue de la ville haute sur la ville basse

Descendez, puis remontez quelques rues plus loin au niveau du Dolac. Mais oui, le Dolac. Cette esplanade où se tient tous les jours un grand marché, où les parasols rouges forment un toit et les victuailles un magnifique arc-en-ciel de couleur (à manger). Dois-je vous laisser deviner vers quoi mon appétit m’a guidé ? Allez, je vous donne quelques exemples de nourriture typique dans le coin croate : pastèque, cerise, raisin, fraise et framboise, tomate, concombre et poivron.

Vu la chaleur, je pars sur des fruits et me décide pour une barquette de mûres à 8 kuna (1,07€). C’est vraiment l’arnaque en France…

Cathédrale Saint-Stéphane de Zagreb

Cathédrale Saint-Stéphane de Zagreb

Une diagonale à travers le marché et voilà que j’arrive sur la place de la cathédrale. On est loin de la beauté (et du style) de celle de Strasbourg mais cela vaut quand même son pesant de cacahuètes.

Puis soudain, miracle. Je viens de trouver Tkalčićeva Ilica (prononcer tkaltchicheva ilitsa), la plus belle et chaleureuse rue de Zagreb. Une allée piétonne bordée de parasols, de restaurants et boutiques. Un havre de paix où les touristes ne sont heureusement pas présents, 500 mètres de pur bonheur.

Tkalčićeva Ilica
Tkalčićeva Ilica

Tkalčićeva Ilica

Hum. Finie la détente, place à l’enseignement. Le musée de la ville de Zagreb en est le lieu de prédilection. Mais entre un temps idyllique et les vendeurs de glace à tous les coins de rues, peu viennent s’aventurer dans les couloirs de l’histoire et de la lecture.

J’en retiendrai plusieurs choses : la colline, l’union des deux parties (mais ça, vous le savez déjà), la couleur bleue associée à la capitale et son blason. J’ai cependant été marquée par l’exposition du dernier étage où il est possible de répertorier tous les films qui ont eu lieu à Zagreb.

Parce que voir Jackie Chan rouler comme un taré dans sa voiture de sport sur la place où tu as marché quelques heures auparavant, ça n’a pas de prix.

Une copie (plus ou moins réussie) de notre bon vieux Paris
Une copie (plus ou moins réussie) de notre bon vieux Paris

Une copie (plus ou moins réussie) de notre bon vieux Paris

Si jamais vous avez un coup de blues et que Paris vous manque, faites un tour sur la Strossmartre ! Pas un brin de ressemblance avec la France, mise à a part la vue sur la ville (de Zagreb, bien sûr). Mais les arbres et les lampions, ça a son charme aussi.

Trg Hrvatskih Velikana

Trg Hrvatskih Velikana

Après cette escapade dans les hauteurs croates, j’ai besoin de repos. Et d’un déjeuner. Et c’est ainsi que, motivée par ma faim légendaire, j’ai tenu ma première conversation uniquement en croate. J’entre dans la boulangerie (dobar dan), repère ma proie, la décris à la vendeuse (burek s mesom), répond non quand elle me demande si je veux autre chose (ne), tend ma monnaie, dit merci (hvala) et au revoir (doviđenja) et quitte la boutique.

Un beau tour de magie qui mérite bien un smoothie dans mon petit coin de paradis.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Hrvatska

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