Dobar dan !

Publié le 7 Juillet 2014

Au réveil, je suis perdue. Après le petit déjeuner, je suis repue. Pendant mon premier cours, je suis tendue. Déjà, des crêpes m’attendent sur la table et j’en dévore quelques unes. Puis Mila (diminutif de Lioudmila, professeur d’anglais de 27 ans) me montre comment rentrer jusqu’à chez Elena à pied (cela ne m’empêchera pas de me perdre le soir-même). Les paysages, magnifiques, et le climat me rappellent beaucoup la Crète. Но, где папа ? (No, gdié papa ? Mais, où est papa ?).

La suite est similaire : plage, bronzage, dîner, cours avec Diana. À 17:30, je vais chez Mila et nous partons pour Trogir, la ville la plus proche. Et nous partons…à pied. 1h30-2h de marche pour arriver jusqu’à la belle ville médiévale. Une vraie folie qui m’a valu de découvrir le mignon petit village de Medena (principalement des bars et des restaurants au bord de la plage). À chaque fois que l’on regarde au loin, elle me dit « C’est là-bas ! ». Mais le là-bas commence à être trop loin et à l’intérieur je trépigne d’impatience telle une enfant.

Dobar dan !
Dobar dan !
Dobar dan !

Voilà que nous arrivons ! Je vois le pont qui donne accès à Trogir et son centre médiéval. Soudain, une odeur désagréable me prend les narines. Et Mila de me répondre : « c’est l’odeur de Trogir et Split ». Hum. Sympathique.

Enfin, nous escaladons le pont, j’observe ce nouveau paysage qui s’offre à mes yeux. Méditerranéen et médiéval. Les rues sont recouvertes de gros pavés beiges (glissants) et les maisons sont en pierre. La particularité des centres historiques des villes croates (en dehors du fait qu’ils se ressemblent tous) est qu’ils forment de véritables labyrinthes. Les petites rues se succèdent, se croisent et s’entremêlent pour mon plus grand plaisir.

Dobar dan !
Dobar dan !
Dobar dan !
La cathédrale de Trogir.

La cathédrale de Trogir.

Au bout de 100 mètres, nous avons déjà traversé la totalité de l’île. C’est très mignon mais pas bien grand. Je comprends donc l’appellation de village donnée par Mila. Il faut dire qu’à côté de Moscou, tout doit paraître de la taille d’un village.

Une heure environ s’est écoulée. Nous sommes passées, repassées et re-repassées dans toutes les rues. Le centre historique Trogir n’a plus aucun secret pour moi. Ou presque.

Dobar dan !
Dobar dan !

Mes jambes commencent à sérieusement fatiguer (j’ai appris, seulement en rentrant, que Mila est réputée pour pouvoir marcher encore et encore) et trouver une place assise est mon unique volonté. Ouf, un bateau ! Nous montons, payons (25 kuna, soit 3,33€) et partons. La grimace sur le visage de Mila décrit parfaitement la situation : l’homme aux commandes n’est qu’un apprenti et il se prend au jeu de son ami qui lui répète d’aller plus vite. À côté des vagues du Morbihan, celles de la mer adriatique ce jour-là ne sont qu’une légère houle. Agrippée à son sac, les yeux plein de détresse, elle me regarde comme si elle espérait trouver en moi son sauveur.

Heureusement, nous voilà déjà à Medena. Youpi, plus qu’une demi heure de marche et une petite frayeur quand je me retrouve perdue sur le chemin du retour. Trois jeunes garçons qui jouent au foot me regardent bizarrement quand je passe pour la troisième fois devant eux. Lorsque je regagne finalement la maison, un dîner m’attend ainsi que les compliments de la compagnie pour avoir tant marché.

Mais qu’on ne s’y méprenne pas : on ne m’aura pas deux fois !

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Hrvatska

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