Trakai, ses châteaux et ses kybyns

Publié le 20 Août 2013

Gare routière, Trakai

Gare routière, Trakai

Une bonne nuit de repos pour les jambes, un réveil prématuré à cause des informations en lituanien braillant de chez les voisins, un autre prévu à 9h et me voilà debout pour cette nouvelle journée.

À 10h30, direction la gare routière. Notre destination aujourd'hui : Trakai. Une ville d'environ 7 000 habitants à l'est de Vilnius.

Qui dit nouvelle destination, dit changement. Et qui dit changement, dit complication. Nous avons découvert à nos dépens que les chauffeurs de bus lituaniens sont loin d'être commodes et ne parlent pas un mot d'anglais. Pas bien vaillante, je m'approche et baragouine une pauvre phrase russe - dans laquelle j'ai décelé par la suite plusieurs fautes. Malgré mes erreurs, il semble comprendre et imprime deux tickets pour Trakai. Bon. Pas très convaincant pour une première tentative dans la langue de Pouchkine, mais passons.

Le trajet est rapide - une demi heure - et nous voilà à Trakai, jolie petite ville médiévale tout en longueur. Contrairement aux touristes des voyages organisés, nous partons à pied de la gare routière en retrait du centre-ville, où l'on trouve encore des bâtiments délabrés, des grands-mères discutant à l'ombre d'un arbre, les supérettes Iki ou Maxima - l'équivalent de nos Super U, Intermarché ou encore Carrefour Market ; à l'exception près que les trois rayons principaux sont les alcools, les yaourts et le varské (fromage local) et les saucisses en tous genres. De quoi laissé pantois quand on est à la recherche d'un gouter…

Sur la route, nous visitons quelques églises - Pays Baltes obligent - orthodoxes et baroques ; je sais maintenant clairement faire la différence. À droite, les maisons en bois colorées, typiques de la région. Sur la gauche, le lac qui s'étend tout autour de la presque-île. Je remarque que, plus nous approchons du centre, plus les maisons sont belles et propres et plus les restaurants sont nombreux. Je me demande si les touristes de passage ont conscience de comment est la ville est vraiment quelques kilomètres plus bas ; peut-être n'en ont-ils rien à faire.

Enfin. Après 2 heures de marche, la faim se fait sentir. Nous arrivons les premiers dans le restaurant Kybynlar - merci la publicité du dépliant de l'office de tourisme ! - et nous nous installons à une table en terrasse, le long du lac. Le cadre bucolique accompagne à merveille la spécialité locale : les kybyns. Ce sont des chaussons de pâte fourrées à la viande, suivant les traditions culinaires karaïmes. Un vrai régal !

L'île du château de Trakai et le manoir d'Uzutrakis
L'île du château de Trakai et le manoir d'Uzutrakis

L'île du château de Trakai et le manoir d'Uzutrakis

La visite d'une ville ne se résumant pas à sa cuisine, la visite se poursuit. Direction l'île du château de Trakai - je pense que sa situation se devine aisément. Le château en soi, présente surtout un intérêt architectural et esthétique plutôt que culturel. C'est pourquoi un simple tour de ce-dernier suffit pour profiter de la beauté du site et permet de découvrir de toutes petites criques ainsi qu'une vue panoramique sur le Manoir Uzutrakis. Il est cependant le seul en Europe de l'Est qui fut construit sur une île - alors bon, ça mérite le déplacement.

Finalement, le charme de la ville de Trakai se résume surtout à l'ensemble de petites îles qu'elle représente - reliées par des ponts en bois flottants, pas rassurant, ou ayant des planches manquantes, pas rassurant non plus. Au total, 4 à 5 heures suffisent amplement à visiter ce village en tout bois de haut en bas et de long en large.

Et ce sont les jambes à nouveau lourdes que je me suis - lamentablement - endormie dans le car pour rentrer sur Vilnius, la tête vacillant sous les mouvements brusques du chauffeur aigri.

Pont flottant, Trakai

Pont flottant, Trakai

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Lietuva

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