Nouveau voyage pour une nouvelle vie
Publié le 29 Août 2013
Non, il ne s'agit pas d'une nouvelle émission de télé-réalité diffusée sur TF1 à partir de la rentrée. Ce n'est pas non plus un magazine tout droit sorti de l'imprimante sur les modes de vie. Ce nouveau voyage est le mien. Oui, encore.
Cette fois, pas d'avion, pas de train, pas d'attente interminable. Non. Juste 8 heures de voiture entrecoupées de deux pauses à la station essence. Eh oui, il y a de la route entre Nantes et Strasbourg. Encore en train, 5h30 ça passe crème comme on dirait maintenant. En voiture, c'est une autre histoire ! Et encore, je n'ai pas conduit - à l'arrière, confinée dans un espace très restreint mais avec un oreiller à disposition c'est très bien pour dormir. La dernière fut la plus longue - c'est toujours la même chose. Je me suis cependant abstenue de réclamer à manger, à boire ou encore l'heure d'arrivée. Je me suis contenté de fixer le GPS indiquant le nombre de kilomètres restant, l'heure actuelle et celle d'arrivée estimée. 18h10. Regardons un peu le paysage... 18h15. C'est tout ? Bon, une occasion de faire travailler ma patience légendaire.
19h. Le GPS n'a pas menti - et heureusement pour lui - nous arrivons. Je prends un malin plaisir à reconnaitre les rues, les bâtiments et au loin la place près de là où je vais habiter. À gauche au carrefour, on longe le quai, à gauche encore. Un peu plus loin sur la droite, il est là - il n'a pas bougé, je le jure. J'aperçois mon appartement. Le mien, pour la première fois.
Je passe l'heure et demi passée à décharger la voiture - pleine à craquer - le moment où je me suis perdue avec les ascenseurs partant de la cave, les battements de mon coeur lorsque j'ai ouvert la porte et la déception lorsqu'on a découvert que le frigo ne fonctionnait pas - bienvenue chez toi !
21h. J'ai rangé l'essentiel dans les placards - je suis un peu maniaque sur les bords -, le canapé-lit est fait, mon affiche est installée sur la porte. C'est bon, je suis chez moi.
Hum, seraient-ces des borborygmes dans mon ventre ? Et pas que dans le mien. Nous nous installons dans le premier restaurant qui se présente - ou presque. La chance est avec nous : serveurs très sympathiques, service relativement rapide - plus qu'en Lituanie, ça ne fait pas l'ombre d'un doute - très bon rapport qualité/prix. Au Canon vient de se faire sa place dans la "liste des restaurants à faire selon moi".
Alors que nous venons de finir d'engloutir une tarte flambée au munster et plusieurs verres de vin, je suis heureuse de constater qu'il ne nous faudra parcourir qu'une centaine de mètres pour arriver à la maison - même si c'est un appartement. Le bonheur d'être en centre-ville !
Bon. Il serait peut-être temps de dormir ! Non, pas encore. J'aimerais ranger des affaires avant de me glisser dans mes draps propres. Mon lit attendra bien quelques minutes. Le temps de réaliser que je suis bien ici. Chez moi. À Strasbourg.