Sous le soleil de Kazan

Publié le 14 Mai 2017

Parmi mes trente et quelques conquêtes géographiques, Kazan reste de loin l’une de mes grandes favorites. À cheval entre l’orthodoxie et l’islam, au bord de la Volga, la capitale du Tatarstan offre, malgré sa taille, un apaisement impossible à trouver à Moscou.

À peine lâchées mes affaires à l’auberge de jeunesse, je presse le pas pour atteindre le Kremlin. Je retrouve avec plaisir les murailles blanches de la forteresse, la mosquée bleue, et dépasse les touristes qui s’émerveillent pour la première fois. Je monte les escaliers quatre à quatre, ne prête pas à attention à ceux qui m’entourent. Je fonce vers mon objectif : les pelouses du Kremlin et le soleil qui se couche. Je ne résiste à la tentation de prendre quelques photos (Eductour oblige), mais atteints rapidement mon but.

Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan

Le cul sur la pelouse légèrement humide, les yeux rivés vers la boule de feu orange qui disparaît dangereusement au loin et une brise qui balaie les cheveux. Musique sur les oreilles, je me coupe du monde pour savourer cet instant. Je serai malheureusement coupée dans mon élan de méditation par l’arrivée d’une dame qui m’interpelle. « Pensez-vous qu’il est important de lire la Bible ? ». Pas de chance pour elle, je lui réponds que je ne suis pas croyante. Lorsque je balance un « oui » détaché à sa question « êtes-vous athéiste ? », elle m’assène comme un coup avec un regard empreint de mépris et disparaît aussi subrepticement qu’elle était apparue.

Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan
Sous le soleil de Kazan

Pas de quoi me déstabiliser. Je me décide à rentrer chez moi après voir vu l’astre disparaître derrière les nuages, définitivement. Jusqu’à demain.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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