Sotchi, ce petit coin de paradis
Publié le 17 Mai 2017
À peine assise dans l’avion – j’ai négocié le côté hublot avec Juliette à coup de bouffe maison – je ne tiens déjà plus en place. On y est. Plus de trois mois que nos billets sont achetés, l’auberge réservée et nos jambes prêtes à gambader.
En plein milieu du vol, et tandis que nous survolons les plaines russes, une question me vient à l’esprit : auprès de quelle mer nous apprêtons-nous à aller ? L’heure est à la révision des classiques. Échange de regards avec mon acolyte. Pas de doute – cette fois -, c’est bien la mer Noire.
Et puis on atterrit. Applaudissements auprès des passagers. Encore une habitude bien russe – avec le remaquillage pré-sortie de l’appareil pour vous, Mesdames slaves. Si je m’abstiens de taper dans mes mains, j’offre à mes voisins un sourire qui tient tant de la moquerie que de l’attendrissement.
Dehors, c’est montagnes en arrière-plan, palmiers à perte de vue et la mer. On se croirait en Croatie – si on fait abstraction des cinq immenses anneaux rappelant le passé – peu glorieux – de la ville de Sotchi comme capitale des Jeux Olympiques à l’hiver 2014.
On sort de l’aéroport sans encombre et à la vitesse éclair – vol intérieur et sac à dos obligent – pour rejoindre le bus qui mène au centre-ville. Tandis que Juliette échange quelques mots avec son Roméo au téléphone, je m’extasie à chaque coin de montagnes que l’on voit, à chaque vague que l’on perçoit, et mille pensées envahissent alors mon esprit. Randonnées, glande sur la plage, verres en terrasse et coucher de soleil, je veux tout, tout de suite, maintenant.
Enfin pour le moment, on va rejoindre notre auberge, en plein centre de Sotchi. Il n’est que 19 heures. L’air est humide et mes cheveux gonflent. Les gens sont assis par dizaines aux terrasses des cafés qui longent notre route. Je ne me crois ni en Russie, ni au mois de mai. C’est le dépaysement total.
