Dans le Transsibérien - Jour 4

Publié le 21 Juillet 2016

Dans le Transsibérien - Jour 4

Vers midi, nous commençons à tous émerger doucement. Le soleil me chatouille les paupières et je finis par m'asseoir dans le lit afin d'observer le paysage qui défile (encore et toujours) et qui a bien changé. Depuis le départ de Krasnoïarsk, le paysage est largement occupé par des collines, des vallées, des fôrets. Et c'est tout simplement fabuleux.

Et puis notre quotidien débute. On se dépêche de faire un tour aux toilettes, on sort sur le quai de la gare pour se dégourdir les jambes qu'on a pas vraiment pu étendre pendant la nuit. Puis vient le moment (tant attendu) du petit-déjeuner, de la pause lecture et musique et bien sûr, l'inévitable et tant appréciée, partie de cartes. Tel un rituel bien ficelé, nous effectuons toutes ces tâches avec sourire et dans la bonne humeur. Nous saluons le "Capitaine Moscou" qui, à chaque pause dans le couloir, nous propose à manger, nous remercions notre "maman" de wagon qui nous fournit en précieuses informations sur l'avancée du voyage, nous échangeons de nombreux regards dans lequel on peut lire le bonheur que l'on ressent d'être ensemble.

Vient alors le trsite moment de quitter ce train qui nous a permis de faire tant de belles rencontres. Nous passons une bonne heure à ranger nos affaires éparpillées dans ce compartiment devenu notre seconde maison. On retrouve ici et là des objets que l'on pensait perdus, dont une de mes chaussettes, désormais orpheline.

Au moment où l'on annonce notre arrivée prochaine à la gare d'Irkoutsk, on se rejoint autour de la table pour une ultime tournée de tartines au Nutella et une ultime partie de cartes, immortalisée sur une photo qui est le parfait reflet de cet incroyable périple tous ensemble.

Dans le Transsibérien - Jour 4
Dans le Transsibérien - Jour 4

A la sortie du train, je ressens une profonde émotion dans l'assistance. Le groupe de jeunes militaires réclame un selfie avec toute la bande et c'est avec grand plaisir que nous le leur offrons. Le temps de dire au revoir et remercier tous ceux et celles qui nous ont accompagnés, et les cinq backpackers que nous sommes rejoignent la sortie où nous attend un (nouveau) sublime coucher de soleil.

Comme il est dur de se quitter sans savoir quand l'on se retrouvera. Nous nous adonnons à un grand câlin collectif auquel mon esprit s'accrochera pendant les prochaines heures.

Selfie avec le capitaine. Selfie avec les militaires. Selfie avec les meilleurs.
Selfie avec le capitaine. Selfie avec les militaires. Selfie avec les meilleurs.

Selfie avec le capitaine. Selfie avec les militaires. Selfie avec les meilleurs.

Il est 21h30, et pourtant la journée est encore loin d'être finie. Il nous faudra rejoindre l'appartement de Damir, notre coachsurfer du jour, faire amplement connaissance avec lui, le suivre dans un tour de ville nocture, boire un cocktail délicieusement bon et original et enfin, prendre la douche libératrice. La première depuis 4 jours. Celle qui nous rappelle combien nous sommes chanceux de pouvoir en prendre au quotidien (paroles d'un crasseuse). Celle qui nous fera nous sentir plus propres que jamais.

Entre le décalage horaire et l'excitation d'être enfin arrivées dans la région du Baïkal, impossible de trouver le sommeil avant 3 heures du matin. Nous échangeons avec Kathleen de nombreux messages par téléphones interposés alors que cette dernière est littéralement collée à moi, afin d'éviter de gêner notre hôte qui partage généreusement son lit. J'ajoute cette nouvelle situation comique à la liste déjà commencée dans ma tête lors de notre grand départ.

Mais il faut dormir, et vite. Demain, c'est une belle journée qui nous attend.

Rédigé par Bouriaud Manon

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