Sous le charme de Souzdal

Publié le 2 Mai 2016

Et puis la journée poursuit son cours, nous notre route. Je boite de plus en plus, mais tâche de ne pas trop en faire part à mon compagnon de voyage qui subit mes complaintes depuis déjà plus de 24 heures. Sur la place centrale, j'achète quelques souvenirs à ramener en France. Romain opte, lui, pour une boisson typiquement russe : le medovoukha. Avec ou sans alcool (ça dépend des coutumes), ce breuvage essentiellement à base de miel fait le bonheur des habitants de la Grande Russie.

Sous le charme de Souzdal
Sous le charme de Souzdal
Sous le charme de Souzdal

Dans le sud de la ville, nous trouvons de nombreux talus qui offrent une vue imprenable sur Souzdal. On y voit toutes les églises et monastères, les méandres de cette charmante rivière, la campagne russe qui s'étend à perte de vue. Tout simplement magnifique.

Sous le charme de Souzdal
Sous le charme de Souzdal
Sous le charme de Souzdal

Un peu plus loin, nous découvrons la dernière grande merveille de Souzdal et étape incontournable : son Kremlin. Ça se bouscule au portillon pour admirer ses bulbes bleus parsemés d'étoiles dorées. Et je comprends pourquoi.

Le Kremlin de Souzdal.
Le Kremlin de Souzdal.
Le Kremlin de Souzdal.
Le Kremlin de Souzdal.
Le Kremlin de Souzdal.

Le Kremlin de Souzdal.

Je traîne de plus en plus la patte. La motivation a malheureusement disparu et laissé place à l'épuisement. Dans le musée de l'architecture en bois, pourtant très intéressant, je me contente d'admirer les édifices de loin, rapidement. Je suis à bout et le moindre effort me paraît insurmontable.

Musée de l'architecture en bois.
Musée de l'architecture en bois.
Musée de l'architecture en bois.

Musée de l'architecture en bois.

Je trouverai un peu de réconfort dans les pirojkis dévorés en haut d'un talus. Mais déjà, il est l'heure de partir. Tandis que nous prenons le chemin de la gare routière (à pied cette fois), Romain disparaît dans une boutique d'antiquaire et en ressort avec un gigantesque samovar. Je ne vous dis pas la dégaine des deux Français, l'une boiteuse et râleuse, l'autre, chargé comme un mulet d'un samovar qui ne rentrera même pas dans sa valise. Quelle belle image de la France on donne là...

Puis débute l'interminable périple pour rentrer à Moscou. Un car de Souzdal à Vladimir, puis un autre car de Vladimir à Moscou, des bouchons tout le long, une heure trente de retard, des chevilles qui ont triplé de volume et qui ressemblent désormais à celles d'une vieille babouchka, une demi-heure de métro, une fin de course épuisante, chaussures à la matin, des pieds couverts d'ampoules, une douche qui tourne au cauchemar à cause des plaies à vif. Autant dire que je n'étais pas mécontente de retrouver mon lit.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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