Pereslavl-Zalesski, mon petit coin de paradis
Publié le 7 Mai 2016
À chaque long week-end, son escapade. Aujourd'hui, c'est à la découverte de Pereslavl-Zalesski que nous partons. Dernière grande étape de l'Anneau d'Or, au nord de ma bien aimée Moscou. Rendez-vous à 8h30 à la gare routière. Cette fois, je me la joue sécurité : chaussures confortables aux pieds, sac à dos léger. Un petit café et nous voilà partis.
C'est donc désormais à seulement deux heures de car que se trouve mon nouveau petit coin de paradis. Jusque là, Pereslavl-Zalesski ne m'inspirait pas confiance. À part quelques monastères ici et là, je ne voyais aucune raison d'y mettre les pieds (parce que bon, soyons honnêtes, les monastères ça va deux minutes). Ce fut donc la curiosité de mon compagnon de voyages-voyages (et son attrait pour les montgolfières) qui nous amena ici. Et je peux aujourd'hui lui dire "merci".
À peine arrivés, nous sommes dans l'ambiance. Il fait chaud, l'air est plus humide que d'habitude, la gare routière est au bord de la seule vraie route qui traverse la ville. Une fois traversée (la route), nous débarquons sur des petits chemins en terre battue longés par de belles petites baraques en bois de toutes les couleurs. Ça sent bon la campagne, la vraie, sans touristes.
Nous ne tardons pas à rejoindre un quartier résidentiel où nous sommes frappés par un détail proéminent : de longs tuyaux recouverts d'un matériau isolant noir et particulièrement abîmé par le temps parcourent l'intégralité du terrain, tantôt à hauteur du sol, tantôt en hauteur pour faciliter le passage des véhicules. Ça fait vieux, soviétique. Je suis charmée.
Un peu plus loin, nous tombons sur le premier monastère (dont je vous épargnerai le nom). Vingt roubles l'entrée et une vue à vous couper le souffle sur la vallée. Contrairement à tous ceux visités ces dernières semaines, cette forteresse abrite un petit bosquet ainsi qu'un petit lac, pour le bonheur des passants qui commencent à souffrir de la chaleur (moi la première).
J'avoue être plus charmée par le lieu dans son ensemble et ne pas porter plus d'intérêt que ça à l'intérieur des bâtiments (aussi très probablement parce que je ne veux pas débourser 450 roubles supplémentaires). Alors on se balade, on se vanne, on monte dans une tour, on se vanne, on regarde le paysage, on se vanne, je prends des photos, on fait le tour du domaine. Une dernière vanne et on sort de là.
Une fois sortie, je me dépêche d'ôter ce foulard qui, bien que très beau à mes yeux, me donne horriblement chaud. Les cheveux au vent, je me sens à nouveau libre et admire avec grand plaisir ce panorama rural incroyablement apaisant.


















