En république du Tatarstan [Partie 1]

Publié le 23 Avril 2016

06h55. Le soleil est déjà haut dans le ciel depuis plusieurs heures et chatouille mes paupières que le sommeil ne suffit pas à garder fermées. Notre "maman" de voyage vient nous prévenir qu'il faut "rapidement" se lever. Nous arrivons dans une heure. Après de nouvelles acrobaties pour me changer sous la couette, je tente d'émerger d'une nuit agitée par les mouvements du train, les allers-retours des passagers vers les toilettes et les récurantes crampes aux jambes dues au sérieux manque de place pour étendre mes gambettes. Je réalise alors que nous avons choisi les pires places du wagon.

Une rapide toilette et un petit-déjeuner sur nos couchettes plus tard, nous redescendons sur le sol sale du train et enfourchons manteaux et sacs à dos. À nous Kazan.

Le point rouge, c'est nous.

Le point rouge, c'est nous.

Il est 8 heures du matin et nous posons les pieds pour la première fois sur le sol tatare. Le soleil est étonnamment de la patrie, mais cela ne durera pas.

Première attraction, le métro. Une ligne, trois langues (russe, tatare, anglais), vingt péquenauds sur le quai, dont nos deux corps déjà usés par le périple en train. Seulement quelques stations plus tard, nous nous retrouvons dans le centre de la capitale du Tatarstan. À la sortie du métro, nos regards sont alertes. Où est donc celle que l'on attendait tant ? Une fois le nez mis dehors, il nous suffit de pivoter de 30 degrés vers la droite pour l'apercevoir. Puis la contempler. La sublime mosquée Sharif, dont l'architecture bleue et blanche ravit tous les passants.

Le Kremlin où elle se trouve est quasi vide (ou le bonheur de visiter un haut lieu touristique tôt le matin). Seul absent au tableau : le ciel bleu. Mais la beauté de ce lieu incroyable suffit à me faire oublier le temps médiocre.

Le joyau de Kazan.
Le joyau de Kazan.
Le joyau de Kazan.
Le joyau de Kazan.
Le joyau de Kazan.

Le joyau de Kazan.

Après l'avoir admirée sous toutes les coutures, nous décidons d'en découvrir le coeur. Affublées de nos sublimes écharpes en guise de voile sur la tête, nous pénétrons dans l'édifice religieux tandis qu'un muezzin récite des prières du Coran dans sa cage de verre.

Sur la gauche, les escaliers que nous empruntons. En hauts de ces marches, un balcon. De ce balcon, une vue incroyable sur la salle principale de la mosquée. Du bleu, de l'or, des couleurs vives dans les vitraux, une moquette impeccable, un lustre à faire retourner Louis XIV dans sa tombe, elle nous en met décidément plein les mirettes.

Nous passons de longues minutes à contempler les moindres détails de ce joyau architectural avant de nous décider à sortir.

Dans la mosquée, tout est bleu, blanc et doré.
Dans la mosquée, tout est bleu, blanc et doré.
Dans la mosquée, tout est bleu, blanc et doré.

Dans la mosquée, tout est bleu, blanc et doré.

S'en suit une visite tranquille du Kremlin qui comprend également une sublime cathédrale, la tour Spasskaya, le palais présidentiel, de beaux remparts d'un blanc immaculé et un excellent panorama sur la Volga.

En république du Tatarstan [Partie 1]
En république du Tatarstan [Partie 1]
En république du Tatarstan [Partie 1]
La Tour Spasskaya, ou la Tour de Pise de Kazan.
La Tour Spasskaya, ou la Tour de Pise de Kazan.
La Tour Spasskaya, ou la Tour de Pise de Kazan.

La Tour Spasskaya, ou la Tour de Pise de Kazan.

Admettons-le. Après une dure nuit et quelques heures de marche, nous ne résistons à une pause bien méritée. Nous trouvons refuge dans un café-restaurant tatare. Une décoration mi-russe, mi-orientale, une patronne à la peau mate et aux dents en faux or, des canapés et coussins à gogo et un énorme plateau rempli de tchak-tchak, spécialité locale à laquelle je défis quiconque de résister. Ces petits morceaux de pâte recouverts de miel ravissent nos papilles gourmandes et avides de découvertes culinaires.

Le "tchak-tchak" met Kathleen dans tous ses états.
Le "tchak-tchak" met Kathleen dans tous ses états.
Le "tchak-tchak" met Kathleen dans tous ses états.
Le "tchak-tchak" met Kathleen dans tous ses états.

Le "tchak-tchak" met Kathleen dans tous ses états.

Une heure et un documentaire sur le Mont Saint-Michel plus tard (oui, oui, même en Russie orientale on parle de notre beau patrimoine français), nous repartons en vadrouille. Mauvais timing. La plue commence à tomber à grosse gouttes. Et ça ne va pas en s'arrangeant.

En l'espace d'une dizaine de minutes, nous ressemblons ni plus ni moins à deux chiens trempés et penauds. Nous nous attendions à un peu mieux de toi, Kazan.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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