Vadrouille entre filles à Yaroslavl [Partie 1]
Publié le 6 Mars 2016
Rien de mieux qu'une bonne nuit de sommeil bercée par le ronron des chats pour se requinquer. Au moment de faire mon sac, je ressens un léger pincement au coeur à l'idée de quitter Katia et Ivan. Quand nous nous serrons chaleureusement dans les bras pour nous dire au revoir, je comprends que nous reviendrons les voir à Kostroma. Mais l'été cette fois.
Nous voici donc installées dans le bus quasiment vide ayant pour destination finale Moscou. Nous nous arrêterons toutefois bien avant, dans la grande ville de Yaroslavl. On couche les sièges, on se vautre confortablement et on se laisse bercer par les remous occasionnés par l'état désastreux des routes russes. Nous apercevons de temps à autres de sublimes bulbes propres aux églises orthodoxes et hésitons même à ne pas dormir pour profiter du paysage. Mais dans ce combat perdu d'avance, le sommeil l'emporte.
Quand je me réveille, les arbres et la neige ont laissé place à des bâtiments soviétiques et de grandes routes. J'ai à peine le temps de réaliser que nous sommes arrivées, de réveiller Kathleen qui dormait profondément et de nous jeter hors du bus, que ce dernier continue son chemin. Encore endormies, nous prenons le chemin du centre ville en marchroutka. Centre ville qui nous réveillera définitivement grâce à la beauté des ses églises et cathédrales.
Toutefois encore un peu perdues, nous prenons place dans petit restaurant pour faire le point des visites (et accessoirement manger un kebab à la russe avec du pain lavash). Plan établi, ventre bien rempli, nous voilà parties.
On commence fort avec le monastère Saint Sauveur à l'entrée du centre de Yaroslavl. L'ensemble est quelque peu décevant (entrée payante, impossible de trouver l'entrée de la sublime Cathédrale de la Dormition). Quand on sort, même pas 30 minutes plus tard, nous tombons sur un beau parc donnant sur un affluant de la Volga. En longeant ce long quai, nous admirons une succession d'églises, chacun ayant sa particularité. La dernière, la Cathédrale de la Transfiguration, reste à mes yeux la plus belle. Si les coupoles dorées sont un grand classique ici-bas, les mosaïques d'une telle envergure à l'entrée le sont beaucoup moins.
Malgré le froid et le poids de nos sacs, nous poussons jusqu'au bout de la jetée qui offre un panorama sur le quai que nous venir de parcourir. Déjà exténuées par les quelques heures de balade à la fraîche, nous ne tardons pas à prendre refuge dans un bar pour partager une théière de thé bien chaud et une part de Napoléon, mille-feuille russe (la tentation dépasse la raison). Requiquées par ce goûter inattendu et la chaleur du lieu, nous reprenons notre route de l'aventure.