Au-delà des collines
Publié le 6 Novembre 2015
Première journée de calme. Saint-Jodard, et la communauté Saint Jean en particulier, est bien le seul endroit à ma connaissance où l'on peut apprécier le silence, le vrai. Les heures sont rythmées par le clocher de l'église, les allées et venues de quelques frères et soeurs, mais sans jamais perturber la sérénité ambiante.
Nous quittons toutefois les lieux pour une balade post-déjeuner et café-au-soleil. Avec les fenêtres ouvertes, le vent s'engouffre dans la voiture et fait voler mes cheveux dans tous les sens. Je suis comme une enfant.
Notre première escale s'effectue au bord d'un petit lac à l'abri des regards et (soi-disant) fermé au public par un portail peu difficile à ouvrir. Sur la droite, une vieille caravane datant sans doute des années 70, au vu des motifs à fleurs qui ornent les housses de la banquette et du lit, ainsi qu'un vieux barbecue ne montrant aucune trace de cendres. Sur la gauche, une vieille coque de bateau, un bâton de parasol et une chaise en plastique blanc (quelqu'un a vraiment cru que cet endroit était un camping). Au milieu, un lac reflétant parfaitement les arbres aux couleurs de l'automne qui l'entourent. À plusieurs reprises, un poisson saute à la surface et provoque un gros "plouf". Sans doute pour attirer notre attention.
Sur la route de notre deuxième halte, nous faisons une pause en plein milieu d'un virage afin que je puisse photographier la beauté du paysage. Sur toute la pente qui me fait face, une centaine de moutons au pelage plus ou moins long entame une symphonie de bêlements plus amusante qu'harmonieuse. Quand une dame s'aventure le long du grillage (et en appelle surement un), l'ensemble du troupeau s'en va à sa rencontre. L'expression "suivre comme un mouton" est parfaitement représentée. Bravo les gars.
Avant l'arrivée de la dame (à gauche). Après l'arrivée de la dame (à droite). Un indice : regardez la tête des moutons au premier plan.
Deuxième arrêt. Je me débats (et me retiens de crier et de jurer) dans une jungle de ronces qui m'amène finalement au bord d'une rivière. Personne aux alentours. Le soleil tape et se reflète joliment dans l'eau. Je ne résiste pas à multiplier les clichés afin de capturer la splendeur de cet endroit où la nature a tous ses droits.
Comme le dit si bien Céline Dion, "je suis bien".








