Epic trip to Budapest
Publié le 10 Octobre 2015
Après une nuit de folie et seulement quelques heures de sommeil, nous nous éveillons dans une maison encore endormie et victime des excès de la veille. En ce samedi matin, difficile de croiser du monde sur la route, et c'est sans doute mieux ainsi. Tels deux zombies sortis d'un mauvais film, nous nous dirigeons vers la Westbahnhof (la gare ouest de Vienne) où nous avons rendez-vous. Arrivées à l'heure, nous trouvons même le temps de prendre un petit-déjeuner avant de retrouver notre covoiturage. Soudain inquiétée par l'absence de nouvelles du conducteur, je me décide (trop tard) à l'appeler pour apprendre que l'heure des retrouvailles était décalé à 10h30 (soit deux heures plus tard que l'horaire initialement prévu). Nous voici donc perdues dans une gare que nous n'étions censées que traverser.
Je suis d'ailleurs frappée par le nombre impressionnant de réfugiés. Dehors, prêts à prendre un bus, un peu partout dans le bâtiment traversé par de nombreux courants d'air, et même dans les toilettes, ouvertes gratuitement à tous en ce cas de crise. L'actualité que je voyais généralement sur des écrans de télévision se retrouve soudain sous mes yeux. Quant à l'avancée de cette situation précaire de délicate, elle demeure incertaine et inquiétante.
Finalement, nous retrouvons Pierre, notre conducteur français parfaitement bilingue en hongrois (en dehors d'un accent à couper au couteau). Confortablement installées dans des sièges moelleux et légèrement inclinés d'un vieux Renault Espace dont le bruit du moteur laisse à penser que le véhicule pourrait lâcher à tout instant, nous discutons avec notre hôte passager et dormons pour rattraper le manque de sommeil évident de la veille.