Rendez-vous sur le Belvedere
Publié le 9 Octobre 2015
À gauche, à droite, en haut, en bas. Après avoir sillonné le nord et le sud-ouest, je m'attaque à l'est de la ville de Vienne. Encore fatiguée de la veille, le rythme est moins soutenu mais ce que je découvre me plaît toujours autant.
La remontée de la ringstrasse vers le Danube m'offre l'exploration du Stadtpark (parc de la ville) qui, malgré un temps gris et une absence totale d'activités extérieures, conserve un certain charme. En fermant les yeux, on arriverait presque à l'imaginer lors d'une belle journée d'été.
Un peu plus loin de là, soit à quelques centaines de mètres, je tombe sur un spectacle assez extraordinaire. À côté de l'ambassade de France (qui soit dit en passant, est un sacré bâtiment), se dresse une place. Sur cette place, il y a une fontaine et un monument aux morts de la Seconde Guerre mondial. Et sur ce monument, je reconnais aisément des lettres ... en cyrillique. Quelle découverte sympathique !
C'est ainsi que j'ai passé une petite demi-heure à tenter de déchiffrer ces magnifiques écrits, tandis que les touristes lambdas se satisfaisaient de simples photos. Regrettable.
Après cette séquence émotion, me voilà repartie sur la route. Une longue route, très longue route, trop longue route. Au point que je manque de faire demi-tour. Mais au moment exact où mon désespoir s'apprêtait à atteindre son paroxysme, je vis cette pancarte : "Belvedere in 180 meters". Hors de question de rebrousser chemin, donc.
Une paire de jambes foutues plus tard, je me retrouve donc au fameux Palais du Belvédère. Et il m'aura fallu faire le tour du bâtiment en question pour comprendre pourquoi il portait si bien son nom. Cette côte incessante dont je n'ai cessé de me plaindre sur le trajet m'offre soudain une vue absolument resplendissante sur Vienne. Bon, c'est nuageux et on ne voit pas tout, mais ça valait quand même le détour. Ravie, je suis.








