Patrick le taxidermiste
Publié le 26 Septembre 2014
Parce que je ne peux résister au charme de Patrick Cohen ; parce que les animaux empaillés, ça a toujours été ma grande passion ; parce que j'aime plus que tout me lever à six heures du matin pour errer dans les rues parisiennes sans personne, je suis allée assister à la matinale de France Inter en direct du Muséum d'Histoire Naturelle à l'occasion de ses 20 ans.
J'arrive, chope mon invitation et grimpe les escaliers pour me joindre à la foule qui s'amasse devant le studio improvisé. Déjà plus une seule chaise de libre, ça sera debout.
À 7 heures, le gong de mon émission préférée retentit. Et c'est parti pour deux heures de bonheur en direct. Comme d'habitude, les flashs info, chroniques et reportages se succèdent sous les applaudissements du public satisfait.
Il faut dire que le cadre est idéal : la Grande Galerie du Muséum revue et corrigée par des architectes et ingénieurs est magnifique. Sans parler des animaux dont le pelage n'a rien à envier à leurs homologues vivants.
Sauf que soudain, sortis de nulle part, des intermittents du spectacle débarquent sur le plateau, prennent les micros en otage avant de partir (sous la pression des gardiens) en scandant leur message, le tout, sous l'oeil exaspéré du vénéré Patrick.
En dehors du contenu intéressant, drôle et parfait pour une étudiante comme moi, je suis déçue par le public. Les jeunes se comptent sur les doigts d'une main alors que les cheveux blancs (appelons-les ainsi) occupent tous les sièges et tentent d'immortaliser (tant bien que mal) le moment avec leur smartphone nouvellement acquis.
Alors, debout la jeunesse ! On se lève tôt et on écoute les infos !


