La terreur du cirque
Publié le 19 Juillet 2014
Changement radical d’ambiance. Les enfants sont heureux, moi beaucoup moins. Le Cirque Safari est l’attraction de ce soir à Trogir. Qui dit cirque dit les animaux en cage, les clowns (qui me mettent mal à l’aise) et une atmosphère à la Patrick Sébastien (préparer vos serviettes).
À 19h30, nous prenons place dans l’arène. Dans la loggia. Au premier rang. Très près, trop près, du centre où tout va se dérouler. Les lumières s’éteignent et retentit alors une musique électronique à vous percer les tympans. L’animatrice fait son entrée et entame son discours en croate. Les enfants crient déjà de joie sous l’œil amusé de leurs parents. Moi je me cale bien dans mon siège bancal et me prépare psychologiquement.
Le premier numéro avec des chevaux est typique. L’homme à la moustache qui les dirige l’est lui un peu moins. Mais passons. Aujourd’hui pas de lion, de tigre ou d’animal à grand spectacle. Nous aurons des chevaux, un poney, un âne, des oies, chèvres et moutons, un chien (parce que tout le monde aime les chiens) et deux vaches. Rien d’extraordinaire. D’ailleurs, je plains les deux dernières qui avaient un regard suicidaire. Pauvres bêtes.
Je vous passe les sketchs de clowns avec la participation du public et tutti-quanti, la fille qui fait du pôle dance, le couple acrobatique et les 3 motos en cage pour clore le spectacle afin de m’attarder sur un détail des plus essentiels.
Je peux comprendre que les enfants soient heureux, à la rigueur excités, d’aller au cirque, mais j’ai découvert hier un tout jeune garçon que j’ai surnommé le crazy kid. Pourquoi ? Il court partout, il crie voire hurle, secoue les barrières et les chaises, s’assoie sur les autres enfants, touche (toutes les parties du corps de) Mila, crie encore, le tout avec des yeux bleus ahuris et les cheveux hirsutes. Quand vous vous y attendez le moins, il est là, derrière vous, prêt à tout hurler dans les oreilles et tout chambouler.
Alors autant dire qu’à la fin de la journée, toute force avait quitté mon corps.
On ne dirait pas comme ça, mais la belle vie ça fatigue !