Ils sont fous ces Romains !

Publié le 16 Juillet 2014

Après une dure journée de travail, je suis en droit de m’autoriser une petite sortie. Tout le monde est sur son 31 et se remplit de ventre de côtelettes et de salade avant de s’entasser dans la voiture.

Après une demi heure de somnolence dans l’auto, et à mon plus grand soulagement, nous arrivons à Solin, une petite ville juste au nord de Split (c’est le moment où je commence à perdre les lecteurs qui n’ont pas bien suivi).

Et c’est le moment où j’endosse le rôle d’enfant et Mila celui de maman. Elle me fait visiter (me fait découvrir la vie, quoi) et me traduit quand c’est nécessaire (autant dire souvent). Nous voilà donc parties toutes les deux sur les traces des Romains.

Ils sont fous ces Romains !
Ils sont fous ces Romains !

Mais pas de quoi s’extasier. Les ruines de Solin sont, comme leur nom l’indique, « en ruine » et l’on ne discerne plus grand chose. J’apprécie bien plus la vue sur les montagnes environnantes et les discussions passionnantes avec mon amie professeure.

Ils sont fous ces Romains !
Ils sont fous ces Romains !

Mais ce qui vaut notre présence ici ce soir, même si elle vaut ce qu’elle vaut, c’est un spectacle. Une comédie musicale pour être plus précise. Tandis que nous prenons (et réservons des) places avec Mila, je remarque le décor :

Ils sont fous ces Romains !

L’air dubitatif de Mila complète à merveille mon regard blasé. Les préjugés avec lesquels nous partions sont malheureusement confirmés dès le début de la représentation : répétition pour faire la balance alors que tout le monde est assis, son qui grésille, son strident, son trop fort, trop aigu ou trop grave. Si mes oreilles ne saignent pas à la fin du show, c’est un miracle.

Chut. Ça commence. Pour vous situez un peu chers lecteurs, le spectacle a pour thème Yalta. Cette ville ukrainienne où se rencontrent à nouveau ce soir les USA, le Royaume-Uni et l’URSS (toujours garder le meilleur pour la fin). Les trois pays, incarnés par trois hommes, se retrouvent autour d’une certaine Nina Machintrukovna qui tente de les réconcilier en chansons. Bref, une comédie musicale comme on les aime (ou pas).

Un petit détail cependant. Nous sommes en Croatie. Donc les paroles sont en croate. Heureusement les gestes, le mauvais jeu des chanteurs (et non acteurs) et l’exagération de la seule femme sur scène permettent à tous d’en comprendre le sens.

Et les voilà qu’ils finissent tous heureux, bras dessus bras dessous, pour la paix dans le monde, buvant du whisky, du gin et de la vodka.

Comme quoi, il n’y a pas que la politique dans la vie. Il y a l’alcool aussi.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Hrvatska

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