Et Internet fut
Publié le 8 Juillet 2014
Être en Croatie, c’est bien. Vivre dans les conditions qui me sont données, c’est encore mieux. Mais pour avoir accès à Internet, c’est la croix et la bannière.
Deux options s’offrent à moi : aller chez la voisine à 10 minutes à pied où je ne vis pas et où je risque encore d’être gavée à n’en plus pouvoir, ou aller au pied d’un hôtel bleu pour choper un réseau wifi gratuit. Ce soir, je découvre la deuxième option.
3ème jour que je suis ici et seulement la première fois que je peux communiquer avec le monde extérieur. Autant dire que je suis aux anges. Accompagnée que mes deux amies Ukrainiennes Ala et Liouda (non, je ne parlerai pas de la crise actuelle) avec qui discuter ressemble à une partie de Time's up, je me rends devant cet hôtel que l’on voit depuis notre plage privée (je ne pourrai pas dire ça toute ma vie, alors j’en profite).
En arrivant, je repère cinq autres personnes, toutes munies d’un smartphone ou d’une tablette. Nous sommes au bon endroit. J’allume le wifi. Je choisis le bon réseau. Je lance Skype, ouvre ma boîte mail et la messagerie Facebook. Au travail.
Niveau intimité, on a connu mieux. Mais la barrière du langage fait office de murs.
Soudain, plus rien. On se regarde, on cherche un nouveau réseau, on se regarde encore. Niet. Nada. Que dalle. Le signe est clair : « Домой » nous lance Ala (« à la maison »). Je n’aurais pas dit mieux. Toutes au lit !
