"Quand Paris se sent morveux, c'est la France toute entière qui se mouche."
Publié le 27 Avril 2014
Rien de mieux qu'un weekend à Paname pour se changer les idées après une semaine studieuse de compétition. Je quitte donc ma bien aimée Strasbourg valise à la main et très chaudement vêtue en prévision (et j'ai eu raison). Dans le train, mes yeux endormis remarquent l'évolution (négative) du temps. A peine arrivée, me voilà embarquée dans la folie parisienne du métro. 1 changement. 2 changements. J'arrive à Grands Boulevards, je me pose place de la Bourse et (après retrouvailles) nous allons dîner près de Saint-Lazare dans un restaurant chinois. Une piqûre de rappel suffit pour relancer l'envie de retourner dans l'Empire du milieu !
En y repensant, je pense que c'est près d'un quart (voire un tiers) du temps dans la capitale qui aura été passé dans les transports en commun. Boissy-St-Léger, ce n'est pas la porte à côté et je plains le petit père qui se coltine les allers-retours TOUS les jours.
Butte Montmartre & Église Sacré Coeur, Paris 18ème
Quitte à n'être là que deux jours, je veux voir les essentiels ! Direction Montmartre, donc : sa butte, le Sacré Coeur, la vue gâchée par la tempête, le parapluie qui se retourne, la descente des marches et le burger mangé dans un charmant bistrot.
Quelques arrêts de métro plus tard, nous découvrons que nous sommes loin d'être les seuls à avoir pensé au Musée d'Orsay comme sortie de l'après midi. Et l'attente, très peu pour moi ! Au menu, ce sera le pont Solférino, le Jardin des Tuileries, le Quai d'Orsay, le Quai Branly (et son musée), la Tour Eiffel (vue d'en bas), le champ de Mars et un goûter au Starbucks.
Paris, je ne te connaissais pas, mais tu m'avais manqué. Mes pieds foulent les pavés des rues, traversent les ponts tandis que mes yeux se délectent du paysage pluvieux. Le charme est là malgré tout et j'en viendrais même à oublier ce léger désagrément. L'averse brutale qui se déverse sur mes cheveux et vêtements commence pourtant à me faire penser le contraire...
Dimanche 27 avril. Le (long) trajet en RER nous laisse le temps de définir un programme. Cette fois, nous nous attaquons au Quartier latin, quartier des artistes et des littéraires. La place Saint Michel nous accueille chaleureusement sous un soleil qui nous fait oublier la pluie de la veille. Paris reprend toutes ses couleurs...jusqu'à la prochaine averse. Mais la beauté des bâtiments est ce qui retient vraiment mon attention. La place de l'Odéon, le jardin du Luxembourg qui abrite le Sénat, je me cultive sur la capitale.
Place de l'Odéon & Jardin du Luxembourg, Paris 6ème
Vient le tour de la rue Mouffetard, du Jardin des Plantes, de la Grande Mosquée de Paris. Les kilomètres s'accumulent et la valise à bout de bras se fait de plus en plus lourde. Le plaisir parisien c'est de voir un centre animé le dimanche, de pouvoir trouver un café sympa d'ouvert n'importe quel jour de la semaine, d'avoir l'impression de pouvoir changer d'ambiance en seulement quelques stations souterraines.
Quartier Latin, Paris 5ème
D'ailleurs, en parlant d'ambiance, le quartier chinois n'a rien de la magie des hutong de Pékin ! Entouré de tours dans un quartier gris, lugubre et maussade, on n'y trouve que quelques restaurants proposant des buffets à volonté et des boutiques vendant des objets aussi kitsch qu'inutiles.
Paris, tu paris-paris que je te quitte ! Mais pas pour longtemps.
