Mon remake de "The Terminal"
Publié le 26 Octobre 2013
Contrairement à Tom Hanks, cela fait près de deux jours que je suis dans les aéroports de mon plein gré. Ou presque.
J'ai commencé à Roissy-Charles de Gaulle à Paris. Arrivée à 14h42 pour un décollage à 20h15 - oui, j'aime être en avance, et alors ? J'ai ainsi passé plusieurs heures assise sur les bancs - que faire d'autre ? - à observer les gens. Et je ne fus pas déçue du défilé ! Je me souviens surtout d'un homme en kilt - j'ai hésité à vérifier la fameuse légende de mes propres yeux - de deux jeunes femmes dotées de baskets multicolores du futur ou encore un couple avec deux enfants tout droit sortis de Disneyland. Je pense que l'autorité parentale est largement remise en question lorsqu'affublés des oreilles de Pluto ou d'un - très haut - chapeau de magicien bleu avec des étoiles.
En attendant l'enregistrement de ma valise et la réception de ma carte d'embarquement, un homme, debout sur son engin électrique destiné à tracter les cadis pour bagages, est passé à pas moins de 3 reprises devant moi. Ce dernier avec un air presque hautain semblait prendre son travail très au sérieux. On aurait très bien pu voir cette scène dans un film, sans musique à cet instant - et avec le rire des spectateurs en seul fond sonore. D'ailleurs, en parlant de bagages, j'ai failli envoyé le mien directement à Pékin. Mais passons.
Je suis dans les airs. Le trajet se déroule à merveille et le confort est remarquable comparé à celui des compagnies low-cost. Je savoure....
22h05, nous atterrissons. Mais on peut compter encore une bonne demi-heure entre le moment où j'ai posé le pied sur la terre ferme et celui où je me suis finalement décidé à prendre le taxi - mais où est cette foutue navette ?
Une - petite mais agréable - nuit de sommeil, une bonne douche et un copieux petit-déjeuner plus tard, me voilà de retour à l'aéroport de Vienne. Il est 10h15. Mon vol est à 17h40. À 11h30, mon vol est affiché. Je prends mes clics et mes clacs et me dirige vers le Hall 3. Problème : aucun endroit où s'asseoir. Tant pis, ce sera par terre pour finir mon film. Il est midi - le temps ne passe pas vite - et je décide de bouger. Je constate avec plaisir que je peux déjà enregistrer ma valise. Tandis que la gentille dame colle l'étiquette avec les initiales "PEK" sur l'anse, il est possible de voir se dessiner sur mon visage un large sourire.
Je passe ensuite les rayons X sans encombre - je commencerais même à avoir l'habitude - et me dirige vers le Hall G. Je tends mon passeport au contrôleur qui me gratifie d'un "bon voyage" - en français s'il vous plait - doublé d'un clin d'oeil.
12h30. Je m'installe à la porte G03. L'embarquement est à 16h40. Le temps de manger ma salade, regarder un dessin animé - je commence à saturer les films - errer dans les couloirs, regarder la piste ensoleillée avec la musique sur les oreilles et voilà qu'il est 15h36. Une heure et je monte dans l'avion. Deux heures et je décolle. Je suis impatiente.
