Ode à l'Oncle Sam
Publié le 2 Octobre 2013
Mercredi soir. Après une longue et studieuse journée, rien de mieux qu'un bon divertissement pour se changer les idées. L'endroit : le cinéma. L'heure : séance 20h. Le film : ... . Je suis prise d'une hésitation conséquente. "Machete kills" me propose l'un : Non. Pas envie de voir des filles nues, du sang couler à flots, des combats et autres courses-poursuite pendant 2 heures. "Miele" : Oui ! Ah non. Il ne passe plus - jour des sorties oblige. "Conjuring" : trop horreur. "Les Miller " : trop comédie américaine - donc trop nul. "Parkland" : je vote pour.
20h19, nous arrivons à l'UGC Ciné Cité de Rivétoile. La séance est à 20h20. Se permettre de pouvoir arriver juste à l'heure, ou les joies d'avoir la carte illimité. Pas trop de monde dans la salle, nous nous installons en plein milieu. Les bandes annonces étant déjà vues, vues, vues et revues, nous voilà parties à discuter - pas trop fort pour éviter des remarques mais assez pour s'entendre.
La salle tombe soudain dans le noir. Ça va commencer. L'habituel "Bon film !" et chacune s'installe plus confortablement dans son siège.
22 novembre 1963, 12h38. John F. Kennedy arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital - en tant que patient, bien sur. Le thème est donné. Et il n'y a pas grand chose d'autre à savoir - ou à voir d'ailleurs. Un film américain, pour les Américains racontant l'histoire d'Américains. Étant française, je n'ai été que peu touchée par cette histoire déjà si connue - bon, j'avoue qu'ils ont failli réussir à m'arracher quelques larmes.
Je n'ai pas aimé le casting. Mettre des acteurs plus ou moins célèbres - dans la série "J'ai besoin d'argent" on retrouve Zac Efron ou encore l'acteur oublié de Smallville - pour raconter les faits que tout le monde connait. Autrement dit, avoir des moyens, mais pas d'idée. Je n'ai pas aimé le côté pro-américain à toutes les sauces : on défend corps et âme le président, on en fait trop - trop, trop et encore trop, on pleure, on exagère tous les traits, on trouve toujours un coupable que l'on accuse de tous les problèmes du monde, on menace - parfois seulement par pur plaisir.
Bref, une ode à l'Oncle Sam et ses présidents, aux Américains eux-mêmes et aux personnes ayant joué un rôle majeur lors de ce jour tragique. Un film qu'on voit une fois, dont on est déjà lassé et que l'on oubliera - dans un futur proche. Je retiens néanmoins une bonne leçon d'histoire et de géographie. Leçon que j'aurais pu lire dans un bon livre en quelques minutes au lieu de passer près d'une heure trente à se demander quand sera la fin.
La carte UGC Illimité a ses avantages et ses inconvénients. Et je viens de me faire avoir.
