Kazan, suite et fin (dans le train)

Publié le 6 Novembre 2016

C'est encore un réveil qui pique. Une fois l'auberge quittée (et notre caution récupérée), je sens à la fois le poids de mon sac et du manque de sommeil qui pèse lourd, très lourd, sur mes épaules. Le froid revenu en force est agréablement accompagné d'un ciel presque bleu. 

J'en profite pour faire faire à Alexandre un petit tour de notre quartier autour du lac. Sur notre chemin, nous croisons plus de pigeons que d'hommes, et je crois que c'est aussi bien. Un peu de calme avant la tempête de Moscou. 

Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)

Voilà qu'il est encore tôt et réconfortée par mon café à emporter, je décide de poursuivre notre promenade jusqu'à l'autre côté de la rive. Un petit tour par le métro et ses activités éducatives et nous voici sur la "rive droite" de Kazan. Très rapidement, on aperçoit de loin celui que j'ai bien l'intention de gravir cette fois : le fameux chaudron. Ou la "tasse", comme dirait les Russes (quelle drôle d'idée). 

Kazan, suite et fin (dans le train)

À peine entrés, le gardien nous lance un "Vous voulez quoi ?" très peu aimable. Il suffira de 100 roubles pour le calmer (et financer notre ascension). Quatre étages et une trentaine de marches plus tard, nous sommes au sommet et le panorama à 365°C est ma foi très sympathique. 

D'ici, je retrace avec les yeux le trajet que nous avons effectué hier. Nous avons sacrément bien cavalé... De l'autre bord du chaudron, la vue donne sur le quartier résidentiel, essentiellement composé de tours et de maisons. Ça n'a clairement rien d'exceptionnel. Mais ça se laisse regarder. 

Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)

Le tour est quand même vite fait. Alors on descend et on s'aventure au bord de la Volga. Mes pieds, mes mains et mes joues commencent à souffrir du froid accentué par une légère brise. Je ne résiste pas à l'envie de balancer ma première boule de neige de l'année sur Alexandre qui restera presque impassible. 

Kazan, suite et fin (dans le train)
Kazan, suite et fin (dans le train)

Le temps file. Il faut déjà faire quelques emplettes avant de rejoindre la gare. À 16 heures et en compagnie d'un petit goûter, je regarde les derniers rayons du soleil disparaître derrière une épaisse couche de neige. Une demi heure plus tard, on ne voit déjà plus dans la vitre que le reflet de notre wagon. Nos camarades de couchette sont calmes et cela présage une bonne nuit de sommeil. À moins que... 

Vers 20 heures, une bonne femme fait irruption. C'est elle. La dernière voisine. Celle que l'on redoutait. Elle est ronde. Très ronde. Très très ronde. Je regarde mon compère et lui lance : "Je suis sure qu'elle ronfle". Ça ne manquera pas. Avant de s'endormir (à une vitesse record), cette dernière nous lancera : "Si je ronfle, il faut me bouger". C'est Alexandre qui s'en occupera. Le pauvre ne dormira pas... 

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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