Dans le Transsibérien - Jour 1
Publié le 18 Juillet 2016
Après les frayeurs de la veille dues au grand départ, nous arrivons tôt sur le quai de la gare. Sur le panneau lumineux, nous ne tardons pas à distinguer ce nom qui fait tant rêver : Vladivostok. Sur le quai 1A, c'est donc le fameux Transsibérien qui nous attend pour un voyage de 87 heures.
Arrivées les premières, nous repérons deux sympathiques Russes qui s'avèreront être nos voisins de trajet. Avec eux, trois Allemands complèteront notre "compartiment". Le groupe est constitué, l'aventure peut commencer. On installe nos matelas, on range nos affaires dans les rangements mis à disposition (et cette fois, on compte bien en profiter). C'est un long périple qui nous attend alors j'ai bien l'intention de faire comme chez moi.
Avec les autres, les langues se délient assez rapidement et on apprend à se connaître. C'est seulement vers 2-3 heures du matin que l'on rejoint chacun nos couchettes pour une nuit de sommeil bien méritée. Malheureusement, notre wagon est vieux. Pas d'air conditionné. Impossible d'ouvrir notre fenêtre. L'odeur ambiante commence déjà à se détériorer. Tant pis, c'est le jeu ma pauvre Kathleen !
- Une nuit plus tard -
Si le soleil se levait déjà en allant nous coucher, il est déjà haut dans le ciel et tape sur nos visages endormis (nous sommes les lèves-tard du wagon, c'est officiel). Tout commence à s'agiter autour et cela n'est pas sans augmenter la chaleur déjà peu confortable. Quand on y pense, il doit bien faire 30 degrés là-dedans. Une horreur dans un espace si confiné.
Au programme de cette belle journée ensoleillée : sieste, musique, jeux de cartes, discussions en 4 langues et excursion sur un quai de gare lors d'un arrêt prolongé.
Le meilleur moyen de ne pas succomber à ces températures reste toutefois de dormir, la tête tournée vers le peu d'air frais que je reçois par intervalles réguliers.
