Un peu de détente dans ce monde de folie
Publié le 1 Mai 2016
Le déjeuner se passe dans la bonne humeur. Postérieurs posés en équilibre sur un tronc couché à même le sol, nous dégustons nos pirojkis en admirant la vallée, la colline, l'église qui s'avèrera être inatteignable, et malgré nous, un joyeux tas d'ordures qui jonchent la terre à nos pieds. Un tableau idyllique, quoi.
Malgré des pieds qui ressemblent de moins en moins à quelque chose et des chaussures qui, bien loin de leur blanc immaculé d'autrefois, tirent désormais vers le marronnasse, nous partons à la découverte d'un nouveau chemin dans la ville. Les maisons en bois bordent la route et sont aussi charmantes qu'en sale état (d'où leur charme me direz vous).
Au bout du chemin, une église. Derrière cette église, un petit cimetière et un bel arbre superbement décoré avec des oeufs de Pâques.
Soudain, j'entends une musique. Puis je distingue une voix. Les quelques couacs me laissent à penser qu'il s'agit d'un live. Bingo.
Dans la pente, le groupe se produit. La chanteuse, dans une longue robe noire, interprète diverses chansons de différents styles. Tout autour, sont répartis de gros poufs rouges et gris qui n'appellent qu'à une chose : la farniente. Après une légère hésitation (c'était vraiment histoire de dire), nous prenons place. Et c'est le bonheur absolu.
La musique, le confort et le spectacle ambulant des enfants qui font les fous nous feront rester une bonne heure et demi. Puis il est temps d'enfourcher ces horribles chaussures-torture pour partir retrouver la gare routière. Prochaine étape : Souzdal.






