Suite et fin du périple pétersbourgeois
Publié le 21 Mars 2016
Après une nuit terrible agitée par quelques tracas, le réveil est plus difficile que d'habitude. Mais hors de question de traîner trop longtemps, notre dernière journée nous attend. Sacs prêts. Petit-déjeuner pris. Soleil présent. Pour la quatrième journée consécutive. Cela relève du miracle.
Le soleil dans les yeux, nous avonçons doucement (non ce n'est pas qu'une impression, le rythme de marche diminue au fil des jours et des paragraphes) jusqu'au Mikhaïlovski Zamok, un château orangé au bord de la Fontanka. Si nous y entrons, c'est uniquement parce que nous avons déjà un billet. Parce que soyons honnêtes, après l'Ermitage, le Musée Russe et le palais Youssoupov, cet établissement n'a rien d'exceptionnel et sa visite en est un poil redondante. A force de visiter des musées, on se croirait presque à la fête de la marmotte d'Un Jour sans Fin. Toujours est-il que nous parcourons les salles, mais cette fois (oh miracle !) à une cadence plus rythmée. Une demi heure plus tard et sans même avoir dégainé mon fotoapparat, nous voici de nouveau dehors. Ça, c'est fait.
Mais mon périple à Saint-Pétersbourg ne saurait être complet sans une escale obligatoire par la Cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé que j'admire depuis plus de 3 jours sous toutes ses coutures. L'entrée à 250 roubles (j'ai explosé le budget visite) me fait un peu mal au coeur, je l'avoue. Mais ce tarif exorbitant est toutefois justifié : jamais je n'ai vu une église décorée de la sorte. L'intérieur de l'édifice est entièrement recouvert de mosaïques de toutes les couleurs. Aucune peinture, aucune fresque. L'intégralité des murs jusque dans les moindres recoins est ornée de petits carreaux représentant des scènes religieuses.
Je me retrouve ainsi à errer la tête en l'air pour admirer chaque parcelle pendant de longues minutes. Si le spectacle est absolument sublime, les sensibles du cou feraient bien de s'abstenir.