La jeunesse moscovite en voyage
Publié le 21 Mars 2016
Et voilà. Saint-Pétersbourg c'est déjà fini. Pas peu tristes, nous nous rendons à la gare de Moscou très en avance. On s'installe dans notre wagon et c'est le calme plat. Pour tenter de nous remonter le moral, nous dévorons notre pique-nique en nous rappellant tous les bons souvenirs de ce séjour.
Mais soudain, j'ai le préssentiment que le voyage ne sera pas si calme. Une bande de jeunes vient de s'intaller tout autour de nous et ça bavarde fort. Pas de problème, nous ferons autant. Sauf que la situation se dégrade au fil des heures, et nous en avons encore quatre à tenir.
Que les choses soient bien claires. Ce qui va suivre dans les prochaines lignes est parfaitement fidèle à ce que nous avons vu. Le moniteur, assis à notre droite, ne tarde pas à se vautrer avec sa copine qui insiste pour l'embrasser bruyamment à de (très, trop) nombreuses reprises. Quand celle-ci finit par quitter son siège, une autre prend sa place. Non gêné par un tel changement, j'aperçois le même homme (allez, il a 27 ans à tout casser) lui poser la main sur la cuisse et la regarder avec un air un peu (beaucoup) provocateur. Lorsque la première revient, elle commence bien sûr à faire la tronche et multipliera par la suite les regards froids envers son compagnon.
Devant nous, ce n'est pas mieux. Au bout de deux heures de trajet, les trois amis commencent à fumer une cigarrette électronique. Une épaisse fumée blanche fait régulièrement son apparition au-dessus des fautueils et s'accompagne d'une odeur typique de ces machins-là. Ils gloussent, fument, gloussent, font mine de rien quand une employée du train passe dans le couloir. Cette-dernière ne dira rien.
Sinon dans le couloir, certains font des exercices de sport, d'autres se rejoignent et forment de petits groupes pour parler encore plus fort, cachent l'écran de télé que Mila tente de regarder. On abandonne finalement la mauvaise comédie russe pour le spectacle autour de nous. C'est bien plus drôle.
Mais le pire reste à venir. Lorsque Mila se rend aux toilettes, elle découvre le clou de ce show imprévu. Les étudiants occupent presque toutes les cabinets pour faire vous savez quoi, tandis que les autres passagers râlent et leur jettent des regards qui veulent tout dire.
Dépassées par la situation, nous jettons finalement notre dévolu sur la tablette au chocolat qui nous reste. Il s'avère qu'il est aromatisé au rhum. Parfait. Buvons pour oublier.