Que le périple commence !

Publié le 5 Mars 2016

Il est minuit. Tandis que Cendrillon et ses souris retrouvent leur apparence, nous arrivons à la Gare de Yaroslavl de Moscou. Un peu perdues (parce qu'il fait nuit et qu'on est pas toujours très douées), nous demandons notre chemin à une bonne femme qui nous répète à envie : "Vikhodite do kontsa ! Vikhodite do kontsa !". Ok. On sort et on marche jusqu'au bout de la gare. Il pleut déjà à grosses gouttes et fait nuit noire. L'excitation est à son comble.

Lorsque nous levons les yeux vers le tableau d'affichage, surprise. Le seul train qui part à 00h35 est celui en direction de Vladivostok (autrement dit, l'une des villes les plus à l'Est de la Russie alors que nous montons au Nord de Moscou). Un groupe de jeunes femmes est installé sur la droite malgré le temps humide. Nous leur demandons si ce train est bien à destination de Kostroma, dans un russe bourré de fautes de déclinaison, et recueillons des regards surpris. Je prends leur expression pour un "non". Voilà qui ne nous rassure pas. C'est finalement auprès d'une autre jeune Russe que nous trouvons la réponse tant attendue : "Oui, ce train passe par Kostroma. J'y vais moi-même".

La seconde étape, et pas des moindres, est de trouver le bon wagon. Après avoir couru jusqu'à la moitié du quai, avoir réalisé qu'on avait regardé le mauvais billet, avoir tenté de remonter les wagons de l'intérieur, s'être faites virées dehors à coup de "Sortez de là ! Et vite !", nous retournons à notre point de départ qui était finalement le bon.

Mais là, une queue d'au moins quinze personnes nous précède. Il est 00h25 et la pluie se fait de plus en plus drue. Minuit trente, nous mettons les pieds dans le wagon numéro 15. Un rapide contrôle des passeports (parce que ça gueule et ça pousse dehors pour rentrer) et nous parvenons à la troisième et ultime étape : trouver notre couchette.

La médiocre qualité des photos est à l'image de celle du train.
La médiocre qualité des photos est à l'image de celle du train.

La médiocre qualité des photos est à l'image de celle du train.

Nous prenons finalement place sur notre lit superposé en face de deux Russes, avec qui nous tentons tant bien que mal d'échanger quelques mots, et débutons notre fameux périple. Dans le train, l'espace est confiné, l'ambiance carrément soviétique. On vient nous donner nos draps et l'un de nos voisins nous donne un rapide cours de "Je fais mon lit dans les trains russes". Il est maintenant 2h00 et je sens que le réveil va piquer.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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