Quand l'ail vous tient

Publié le 7 Février 2016

С'est dimanche. Vous vous levez tranquillement vers 9h30, vous dégustez un bon bol de céréales en lisant l'actualité avant de vous recoucher avec un livre. Une heure plus tard, vous vous préparez tranquillement et gratouillez un peu les cordes d'une guitare trop petite pour vous quand soudain, on vous appelle : la maîtresse de maison vous invite à la table des convives pour un déjeuner en grandes pompes. Il est 11h30. Vous dites quoi ?

A) "Non merci, j'ai mangé il y a peu et je n'ai pas très envie de voir vos minois"

B) "Pas envie, désolée. Mais j'apprécie l'intention"

C) "Vous me faites chier avec vos repas où vous allez (encore) me forcer à manger !"

D) "Oui, bien sûr. J'arrive"

Vous vous doutez bien que j'ai dû opter pour la quatrième solution, à mon plus grand regret. Je me retrouve ainsi à une table d'une dizaine d'inconnus, table par ailleurs recouverte de plats par milliers. Je lance un bonjour en russe peu assuré et prends place en tentant de me faire oublier. La maman (c'est la maîtresse de maison que j'évoquais plus haut), s'empresse de me servir une assiette de khach. Ce fameux plat arménien, très apprécié du père qui l'est lui-même, à base d'un bouillon dont j'ignore les ingrédients, d'une pâte d'ail et de lavash (un pain arménien en forme de fines galettes carrées). Si le goût est très agréable, il est surtout très persistant. Deux heures et plusieurs lavages de dents plus tard, Mila parvient toujours a détecter cette odeur d'ail lorsque je parle (et même quand je respire uniquement par les naseaux, c'est vous dire...).

J'arrive donc rafraîchie par le temps et aillée jusque dans les moindres recoins de mon corps à la Tretiakovskaya Galeria (la nouvelle, installée dans le parc des statues), où nous nous apprêtons à découvrir une exposition annuelle.

Quand l'ail vous tient

Cette année, le festival de photographies de nature et d'animaux semble dédié aux renards (heureuse coïncidence, moi qui ai une fascination pour ces belles bêtes à poils roux depuis ma découverte du Petit Prince). Parmi l'ensemble des clichés, certains me tapent dans l'oeil, me fascinent et me font m'attendrir. D'autres au contraire, me font trop penser aux fonds d'écran que j'ai toujours vus sur les ordinateurs. Vous savez, ces images où ça semble trop beau pour être vrai, où les couleurs sont trop prononcées, et devant lesquelles vous n'éprouvez rien du tout, sans être capables d'expliquer pourquoi.

Des renards en veux-tu, en voilà.
Des renards en veux-tu, en voilà.
Des renards en veux-tu, en voilà.

Des renards en veux-tu, en voilà.

Si toi aussi tu veux un adopter un bébé phoque, lève la patte !
Si toi aussi tu veux un adopter un bébé phoque, lève la patte !
Si toi aussi tu veux un adopter un bébé phoque, lève la patte !

Si toi aussi tu veux un adopter un bébé phoque, lève la patte !

Au détour d'une allée, j'aperçois une femme d'une trentaine d'années dont le comportement me laisse perplexe (au bout de la fixer pendant deux bonnes minutes). Cette dernière, affublée d'une de ces horribles perches à selfie, se colle littéralement au cadre de la photo d'un animal (au point de le faire bouger ostensiblement de quelques centimètres) et prend une pause on ne peut plus ridicule. Qui aurait l'idée d'imiter un bisou en faisant les gros yeux devant la tête d'une autruche ?Et bien cette dame, apparemment.

Rédigé par Bouriaud Manon

Publié dans #Россия

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