Au faubourg Saint-Serge, on y court
Publié le 28 Février 2016
C'est bien beau de travailler sur un nouveau site Internet dont tout le monde ignore encore l'aspect final (moi comprise), de sélectionner des photos somptueuses de villes, cathédrales et kremlins à faire pâlir d'envie tout voyageur, de multiplier les recherches sur l'histoire de toutes ces cités et de chercher à comprendre ce qui les rend exceptionnelles (et donc incontournables pour nos très chers touristes/clients). Mais se rendre sur place pour en prendre plein les mirettes, c'est mieux.
Nous voici donc dans le train pour Serguiev Possad, petite bourgade au nord de Moscou, connue principalement (voire uniquement) pour son monastère (devenu laure au XVIe siècle) de la Trinité Saint-Serge. Rejointes à la dernière minute par une amie russe, nous passons en mode po-rousski pour cette nouvelle escapade.
Et parce que plus c'est difficile, plus on savoure le moment où l'on trouve finalement notre destination, nous réussissons à nous perdre (ou du moins à carrément nous rallonger). Avoir un sens de l'orientation qui (parfois) laisse à désirer, ou comment marcher pendant une heure trente au lieu d'une vingtaine de minutes...
Et puis soudain, le voilà. Le fameux monastère. La luminosité donne au panorama des couleurs absolument parfaites. La neige boueuse et marronnasse a laissé place à une épaisse poudreuse d'un blanc immaculé, sur laquelle nous prendrons un malin plaisir (bien que difficilement) à marquer de nos pas.
À l'intérieur, je reconnais tous les bâtiments dont j'ai sélectionné les photos et tente de me rappeler des principaux événements historiques qui ont marqué cette véritable forteresse, que l'on compare souvent au Kremlin de Moscou.
Créé par le haut chef spirituel Saint-Serge de Radonège, le monastère se dote de hauts murs blancs et de nombreuses cathédrales (qui font d'ailleurs aujourd'hui sa renommée) sous le règne d'Ivan le Terrible. Murs qui permettront de résister à différents assauts au fil des ans.
Bref, l'histoire tout le monde s'en fout. Alors je vous laisse plutôt admirer une nouvelle série de photos dudit lieu. J'ai mis du temps à le sortir mon appareil photo, mais il faut croire que j'attendais une occasion toute particulière. Et c'est réussi.























