Quand le Pape russe est ton voisin
Publié le 18 Janvier 2016
Je suis partie vivre une aventure à l'autre bout du monde (ou presque), le froid ne me fait pas peur même si j'ai cru perdre mes lobes d'oreilles aujourd'hui, je baragouine le russe comme pas deux et je suis toujours accompagnée de mes papiers pour un visa durement obtenu. Je suis, je suis... Je suis moi.
Alors ça, c'est où ce situe ma famille d'accueil à Moscou. Autant dire que c'est la banlieue. Mais pas n'importe laquelle... Je suis dans le quartier du serebryany bor, ce qui dans le langage courant à Moscou signifie la banlieue la plus riche et la plus sécurisée de la capitale. Alors non seulement, il faut passer un portail gardé par un homme peu affable, les maisons (gigantesques soit dit en passant) sont entourées d'immenses murs protecteurs, les allées sont grandes et longues comme des boulevards français, mais en plus, je peux me targuer d'avoir le patriarche Kirill comme voisin et de vivre dans une maison comme je n'en verrai jamais plus.
Alors ça, c'est la vue de ma chambre. J'ai déjà fait pire... Neige et stalactites feront désormais partis de mon quotidien, et je pourrai alors cesser de m'extasier devant à chaque apparition.
Quant aux photos qui suivent, ce n'est ni plus ni moins le chemin qui sépare mon palais de la route où l'on peut récupérer un mini bus (carrément ghetto) pour 35 roubles le trajet (soit environ 46 centimes d'euros). De jour comme de nuit, le bruit de la neige sous mes pas est devenu mon dada.



