Sea, sex and drugs

Publié le 20 Octobre 2015

Sea, sex and drugs

Carte en main, me voici fin prête à découvrir Amsterdam dans ses moindres recoins. L’îlot central est ma première cible. Afin de faciliter la reconnaissance visuelle, je me décide à suivre les canaux de bas en haut, puis de haut en bas, quadrillant de cette façon presque l’intégralité des rues. Le soleil, désormais haut et fier dans le ciel, rend ma balade décidément plus belle et agréable.

Sea, sex and drugs
Sea, sex and drugs
Sea, sex and drugs

Soudain, le premier sex shop d’une longue (très longue) série apparaît sur ma droite. Celui-ci est plus discret que l’autre, sur ma gauche, dont la vitrine est remplie de joujoux par milliers (sans doute pas apportés par le Père Noël, ceux-là). Si Amsterdam commence à devenir rouge écarlate, je ne suis, moi, pas au bout de mes surprises. Face à l’église Oude, lieu religieux par excellence, ces fameuses cabines où s’exposent aux yeux de tous et à toutes heures, ces femmes corpulentes très peu vêtues. Certaines se dandinent, d’autres s’appuient directement sur la vitre, sans doute pour palier la douleur que leur procurent ces hauts talons.

Quant aux réactions des passants, elles sont diverses. Il y a la femme d’une petite cinquantaine d’années qui, surprise par ce drôle de spectacle, lâche un rire gêné en détournant son regard vers son mari. Un peu loin, c’est un groupe de touristes qui écoutent leur guide armé d’un parapluie bleu. Ce dernier semble ainsi faire preuve d’humour afin d’apaiser un embarras général. Et il y a enfin ces deux jeunes garçons (à qui je ne donnerais pas 18 ans), qui sont assis sur les marches de l’église et regardent presque en bavant les différentes vitrines (et poitrines) devant leurs yeux.

Sea, sex and drugs
Sea, sex and drugs
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Autre grande spécialité d’Amsterdam, la marijuana dont l’odeur plane dans l’intégralité des rues. Dans les coffee shop, dans les mains des fumeurs ou déjà dans les poumons, impossible de passer à côté. « Ça sent la marijuana, non ? », lance une femme anglophone intriguée par cette douce fragrance qui chatouille ses narines sensibles. Quelques mètres plus loin, j’entends un Français pas très discret qui lâche à sa copine un « Ils sont dé-fon-cés ! », en montrant du doigt une jeune doublette (Fabienne Thibeault nous avait bien dit que le monde était stone…) . Amusée par leur démarche et leur comportement, j’observe les deux compères se fendre de rire pour un rien, avant de se décider à aller manger une grosse gaufre afin de se remplir l’estomac.

Sea, sex and drugs
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Sea, sex and drugs

Amsterdam, je t’adopte.

Rédigé par Bouriaud Manon

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