Promenons-nous sous la pluie…
Publié le 20 Octobre 2015
Mon réveil sonne, mes yeux s’ouvrent difficilement. Il me faut encore une fois un léger temps pour réaliser que je suis chez Ralf, dans la banlieue sud-est d’Amsterdam, anciennement désignée comme le « ghetto ». Le temps d’engouffrer un sandwich au beurre de cacahuète et d’enfiler une tenue confortable et me voilà dehors. Seules deux ou trois personnes sont alor dans le quartier récent. Parmi eux, une jeune femme blonde aux jambes un peu rondes que je préfère suivre de près, car je sais qu’elle m’emmènera au métro. Bingo. Un ticket et 2,90€ plus tard, je suis sur le quai pour attendre le train qui mène à Amsterdam Centraal (il est essentiel de bien prononcer les deux « a »).
Je passe en mode aventure et descends à la case Weesperplein. But du jeu : remonter jusqu’à la gare centrale en tentant de me repérer et sans passer par les cases prison et déboussolement. N’ayant point de carte, ni de réseau Internet, je décide de suivre mon instinct et de suivre les rues en fonction de leur beauté (que la plus belle gagne !). Et cette combine fonctionne plutôt bien : je me retrouve face à des tableaux qui me charment et m’enchantent. Au détour des rues, des canaux et des ponts, couvrant le bruit des nombreux tramways, j’entends parler néerlandais bien sûr, anglais, français et même québécois (ce qui me vaut un pouffement de rire spontané et peu classieux).
Puis, par hasard (et surtout avec beaucoup de chance), je tombe sur LA place centrale d’Amsterdam (où se trouve d’ailleurs le musée de Madame Tussaud). La vue sur les beaux bâtiments est toutefois obstruée par la présence d’une mini fête foraine d’où s’échappent les cris de jeunes donzelles apeurées.
Étant à chaque pas un peu plus perdue dans les méandres de la capitale néerlandaise, je tente le tout pour tout et utilise « l’appel à un ami ». Bingo (bis). Ce dernier me décrit avec une précision incroyable le chemin pour la gare centrale et m’accompagne quelques minutes sur ce trajet pluvieux. Une fois le téléphone raccroché, il me faut encore une bonne dizaine de minutes pour trouver l’office de tourisme où m’attend une belle surprise : 2,50€ la carte dépliante. Tant pis si le budget continue d’en prendre un coup, cette dernière me sera définitivement indispensable.
Fatiguée et trempée par ces deux petites premières heures de marche, je prends refuge dans un café et profite du wifi et d’une table pour moi toute seule afin de décortiquer la carte et prévoir mon parcours. Au moment où je m’apprête à quitter les lieux, la pluie s’est arrêtée et l’on verrait presque le soleil à travers les nuages gris clair.
Amsterdam, me voilà.






